Une vache à lait pour Québec

Depuis leur déploiement en octobre 2015 sur le territoire de Gatineau, les... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Depuis leur déploiement en octobre 2015 sur le territoire de Gatineau, les radars photo mobiles sont une véritable manne pour le gouvernement du Québec. En l'espace de six mois, le total des sommes perçues par l'émission de constats d'infraction pour les conducteurs au pied pesant a été multiplié par dix, passant de 186 000 $ à 1 906 000 $.

En date du 30 juin dernier, selon les données compilées par le ministère de la Justice, 19 446 constats avaient été acheminés par la poste à des usagers de la route n'ayant pas respecté la limite de vitesse, et ce, aux quatre coins de la ville. 

La première position du palmarès des contraventions, détenue par le boulevard Saint-Joseph l'hiver dernier, revient maintenant au segment des boulevards Gréber et Fournier, où les quelque 3400 constats distribués grâce à la photographie des plaques d'immatriculation a permis de cumuler 343 000 $ dans les coffres. Le boulevard Saint-Joseph figure au second rang avec 157 000 $. Les boulevards Maloney, Saint-Raymond, des Allumettières et Maisonneuve se retrouvent aussi dans le top 10, en plus des chemins Aylmer et Pink.  

Signe que les automobilistes sont peut-être plus prudents, certains sites sont à l'inverse beaucoup moins lucratifs, par exemple le boulevard La Vérendrye Ouest (entre les rues du Barry et de Cannes), où 21 constats ont été remis en neuf mois pour un total de 2500 $. La situation est similaire pour le tronçon du boulevard Maloney Est compris entre le boulevard Lorrain et l'avenue du Cheval-Blanc (4500 $), dans le secteur Gatineau, ainsi que le chemin de Montréal Est (route 148), entre le chemin Wilfrid-Lépine et la limite municipale du canton de Lochaber-Partie-Ouest (6800 $). 

Deux camionnettes et deux remorques sont à la disposition de la Ville de Gatineau pour les opérations de radars photo. En plus des 21 sites ciblés en rotation, les autorités peuvent installer à leur guise les appareils dans des zones scolaires, où de nombreux usagers de la route ont été pris en flagrant délit au cours des derniers mois.

L'école privée Centre académique de l'Outaouais, située sur le boulevard Maloney Est, remporte de loin la palme avec 126 000 $, suivi de l'école Jean-de-Brébeuf, dans le secteur Hull (89 000 $), de l'école de l'Odyssée, dans le secteur Gatineau (69 000 $) et de l'école du Vieux-Verger, dans le secteur Aylmer (48 000 $). 

Les statistiques

Quant aux statistiques liées au radar photo fixe installé à l'angle des boulevards Sacré-Coeur et Maisonneuve, elles se sont pas encore disponibles puisque celui-ci n'est opérationnel que depuis le 14 juillet dernier, des semaines plus tard que ce qui était initialement prévu. 

En janvier dernier, le ministère des Transports du Québec (MTQ) disait qu'on attendait que le fournisseur vienne brancher l'appareil afin de procéder à des tests pour le calibrer avant de le mettre en opération. 

D'après le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG), les impacts des cinémomètres se font déjà sentir dans les opérations quotidiennes. 

« De façon générale, les policiers sur le terrain ont constaté une diminution de la vitesse dans ces zones-là. Ils croient même que ça a eu un impact plus large, les conducteurs sont peut-être plus prudents dans l'ensemble. Il ne faut pas oublier que les radars photo n'ont pas uniquement pour objectif de réduire la vitesse. Ces emplacements ont été choisis parce qu'ils sont des sites accidentogènes », affirme la responsable des communications, Mariane Leduc. 

La vitesse est l'une des principales causes d'accidents de la route au Québec. En moyenne, de 2011 à 2015, elle a causé 138 décès, en plus de blesser gravement 515 personnes.

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