«Dernière chance» pour relancer le train à vapeur

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Le train à vapeur pourrait finalement rester dans la région.

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La Compagnie de chemin de fer de l'Outaouais (CCFO) a une «dernière chance» de remettre le train à vapeur sur les rails de la région, mais le promoteur pourrait se buter à des délais puisque l'appui de la municipalité de Chelsea n'est pas garanti.

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La présidente de la CCFO, Louise Boudrias, et l'homme d'affaires américain Matt Armitage

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

Le projet de l'homme d'affaires américain Matt Armitage prévoit un trajet de 20 km entre Chelsea et Wakefield. La CCFO et la municipalité de La Pêche ont déjà donné leur appui.

De son côté, la mairesse de Chelsea, Caryl Green, rappelle qu'un projet de sentier communautaire sur la voie ferrée est présentement étudié par la municipalité. Une étude environnementale est prévue cet été et une deuxième au printemps prochain.

«Je comprends que la CCFO a besoin d'une décision du conseil de Chelsea pour la fin du mois d'août, mais on ne sera pas en mesure de dire oui ou non parce qu'on s'est engagé dans un processus d'études environnementales et de consultations pour le sentier communautaire», précise Mme Green. Cette dernière est toutefois ouverte à présenter le projet du train en même temps que celui du sentier lors des consultations publiques prévues à l'été 2017.

M. Armitage est très clair, si Chelsea n'accepte pas de louer sa partie des rails pour laisser passer la locomotive 909, le projet sera relégué aux oubliettes. «Malheureusement, nous avons absolument besoin des rails de Chelsea pour mener à terme le projet. Premièrement parce que c'est la partie la plus pittoresque qui longe la rivière; et deuxièmement, sans la voie ferrée de Chelsea, il n'y a pas d'endroit pour tourner la locomotive», explique l'homme d'affaires.

L'entrepreneur a rencontré à huis clos le conseil municipal de Chelsea jeudi soir. La mairesse estime qu'il y a eu «un bon échange d'informations», mais qu'elle continue d'aller de l'avant avec les études et les consultations sur le projet de sentier communautaire. Matt Armitage n'a pu être joint jeudi soir pour obtenir sa réaction face à la décision du conseil municipal.

«Urgence d'agir»

La présidente de la CCFO, Louise Boudrias, rappelle qu'il est minuit moins une pour assurer la présence du train à vapeur en Outaouais. Si aucune entente n'est conclue d'ici la fin août, un promoteur doit déposer une offre d'achat dans le but d'exporter les wagons dans la région de Niagara.

«Ça fait quelques fois qu'on parle de l'urgence d'agir. Là, on a un projet qu'on a cherché pendant cinq ans. On a trouvé un entrepreneur qui a les compétences, qui connaît ça», soutient Mme Boudrias.

M. Armitage croit qu'un partenariat public-privé est nécessaire pour mener à bien la relance du train à vapeur. Il compte demander l'aide du gouvernement pour financer des infrastructures évaluées à près de 600 000$, comme la construction d'un hangar pour abriter le train et le transport des wagons entre Gatineau et Chelsea. 

Les coûts d'opération des wagons et de réparation des rails seraient défrayés par l'Américain qui a la double citoyenneté.

- Avec Julien Paquette

Un retour dès l'an prochain?

Le nouveau projet permettant de faire rouler le «p'tit train» entre Chelsea et Wakefield pourrait accueillir ses premiers passagers dès juin 2017, avec un parcours et une expérience renouvelée, si les échéanciers sont respectés.

Le trajet de 20 km proposé par l'homme d'affaires Matt Armitage prévoit un départ du chemin Mill, à Chelsea, jusqu'à Wakefield en longeant la rivière Gatineau. La durée du voyage serait d'environ une heure dans chaque direction. Le prix moyen des billets avoisinera les 35$ par personne.

L'objectif est de faire rouler deux trains par jour avec des départs offerts cinq jours par semaine, de juin à août. L'ancien parcours reliant Hull-Chelsea-Wakefield recevait près de 60 000 visiteurs annuellement et employait une centaine de personnes.

M. Armitage compte créer le même nombre d'emplois une fois le projet bien ancré et estime pouvoir accueillir 10 000 passagers dès la première année. Le promoteur ne s'inquiète pas d'offrir un départ plus loin des grands centres urbains, comparativement à l'ancien trajet. 

«On est à seulement 10-12 km de la colline du Parlement. Est-ce que moins de gens embarqueront à bord parce que le départ n'est plus à Gatineau? Peut-être, mais je crois que le train à vapeur est une icône dans la région», a-t-il précisé.

L'expérience à bord des wagons sera modernisée et adaptée à une clientèle plus familiale. Des musiciens s'occuperont de l'ambiance et une mascotte pourrait monter à bord.

Afin de rentabiliser l'utilisation de la voie ferrée, les vélos sur rails à deux et quatre places se déplaceront sur le parcours entre les voyages de la locomotive.

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