Hintonburg pleure Abdirahman Abdi

À la recherche de réponses, plusieurs étaient visiblement... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

Agrandir

À la recherche de réponses, plusieurs étaient visiblement ébranlés par le décès d'un membre de leur communauté, mais aussi du traitement qu'il aurait reçu des policiers.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Les choses ont changé dans le quartier Hintonburg, depuis le décès d'Abdirahman Abdi, lundi soir.

Une foule aux origines variées s'est rassemblée mardi... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit) - image 1.0

Agrandir

Une foule aux origines variées s'est rassemblée mardi soir pour pleurer Abdirahman Abdi.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

Les choses ont changé dans le quartier Hintonburg,... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit) - image 1.1

Agrandir

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

Tout est normal au premier coup d'oeil. Mais en s'approchant de la rue Hilda - là où l'intervention policière musclée s'est déroulée -, on peut voir le nom du défunt marqué à la craie autour de la fontaine du parc Somerset Square, un signe que ses proches n'ont pas envie que sa mort soit oubliée.

Des fleurs ont également été déposées au bas du 55, rue Hilda, où résident plusieurs membres de la communauté somalienne, ainsi que des membres de la famille d'Abdirahman Abdi.

Puis, vers 20h, les gens ont commencé à se rassembler autour de la fontaine. Par dizaines, ils ont fini par former une foule de quelques centaines de personnes.

À la recherche de réponses, plusieurs étaient visiblement ébranlés par le décès d'un membre de leur communauté, mais aussi du traitement qu'il aurait reçu des policiers.

Certains comme Cyr Simon n'hésitent pas à parler de racisme de la part des forces de l'ordre. Il affirme avoir vu Abdirahman Abdi dans un café, à quelques pas de l'endroit où il aurait été tabassé. Il ne croit pas une seconde la version des faits véhiculée par certains médias à l'effet que l'homme harcelait une femme avant l'intervention des policiers.

D'autres affirmaient vouloir soutenir la famille du défunt et éviter qu'ils se sentent seuls face à cette tragédie.

La famille ne devait pas prendre la parole... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit) - image 2.0

Agrandir

La famille ne devait pas prendre la parole durant ce rassemblement, mais devant autant de support, ils ont tenu à remercier chaleureusement la communauté de sa présence.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

La famille ne devait d'ailleurs pas prendre la parole durant ce rassemblement, mais devant autant de support, ils ont tenu à remercier chaleureusement la communauté d'Hintonburg de sa présence.

Les émotions étaient variées, mais Daniel Waselnuk, venu du quartier Centertown pour témoigner son support, résume bien le sentiment général mardi soir: «Je ne pense pas qu'il méritait de mourir.»

Le conseiller de Kitchissippi, Jeff Leiper, qui avait convoqué les Ottaviens à ce rassemblement plus tôt, mardi, a pris la parole brièvement devant la foule. Devant autant de personnes aux origines variées rassemblées, il a laissé entendre qu'il s'agit «du Hintonburg qu'il connaît».

Plus tard, en entrevue avec LeDroit, il a expliqué que l'objectif de ce rendez-vous était d'amener les gens à échanger. On peut dire sans peur de se tromper qu'il s'agit d'une mission réussie.

«Nous sommes une communauté tissée serrée. Chaque vie est importante et nous valorisons notre diversité. Le 55 Hilda fait partie de notre communauté, nous avons perdu un de nos voisins. Si je suis mon instinct, la première chose à faire est de prendre soin de nos résidents.»

Les choses ont changé dans le quartier après le décès d'Abdirahman Abdi, mais Hintonburg reste fidèle à sa réputation et, en se serrant les coudes comme elle l'a fait mardi soir, elle se relèvera de cette épreuve.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer