Indignation et tristesse au sein de la communauté française d'Ottawa

L'ambassadeur de France au Canada, Nicolas Chapuis, a... (Archives, LeDroit)

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L'ambassadeur de France au Canada, Nicolas Chapuis, a tweeté un remerciement aux Canadiens qui ont témoigné leur support pour les Français.

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L'attaque sur Nice, en pleines célébrations de la fête nationale française, a semé la consternation jeudi soir à l'ambassade de France à Ottawa où étaient réunis plusieurs Français de la capitale nationale venus commémorer le 14 juillet.

À la clôture du rassemblement d'Ottawa qui a pris une tournure pour le moins dramatique à la suite de la diffusion de la nouvelle relatant la scène d'horreur vécue dans le Pays des lumières, les réactions étaient émotives et teintées d'incompréhension.

Lorsque l'attaque est survenue, les célébrations à Ottawa tiraient à leur fin en début de soirée. Corinne Vincent, une Française d'origine, était sans mot à sa sortie des Jardins de la résidence de France, sur la rue Sussex.

«Ça fait mal au coeur surtout qu'Hollande venait de retirer l'état d'urgence. C'est très triste. Personnellement, ma belle-soeur et mon neveu habitent à Nice. J'ai hâte d'avoir de leurs nouvelles et de leur parler», a-t-elle confié au représentant du Droit, visiblement inquiète.

Une ancienne employée de l'ambassade qui a souhaité garder l'anonymat n'en revenait tout simplement pas. «Je suis sidérée. Ça vient gâcher une superbe journée qui avait commencé par un magnifique défilé à Paris. C'est terrible. On se sent complètement vulnérables, démunis et impuissants», a-t-elle commenté.

Lalie Rakoto, une native du Madagascar qui a grandit à Paris et dont la famille habite encore là s'est dite choquée par les tragiques événements.

Selon elle, la population ne doit pas figer de peur devant cet acte «odieux».

«Il ne faut pas reculer devant ces gens. Ce n'est pas parce qu'il y a des choses comme ça qu'il faut arrêter de sortir et d'aller à des célébrations», a-t-elle dit.

Des dignitaires sous le choc

Le conseiller consulaire de la République française élu pour l'Ontario et le Manitoba, Philippe Armengau, a également vivement réagi.

«C'est avec une très grande tristesse que nous avons reçu des informations assez primaires, par texto et par téléphone. [...] À titre de conseiller consulaire, j'envoie toutes mes condoléances à toutes les familles françaises ou étrangères qui ont été touchées par ces attentats», a affirmé M. Armengau à sa sortie de l'ambassade de la rue Sussex.

«Nous espérons tous que les Français se relèveront de ces événements», a-t-il ajouté.

M. Armengau était flanqué de Jean-Jacques Desgranges, président de l'Association française Aquitaine-Canada, lorsqu'il s'est adressé à des journalistes postés à la sortie du consulat. «Ça rapporte des souvenirs assez difficiles. C'est déplorable. C'est à se demander qu'est-ce qui se passe exactement et pourquoi... Ce sont les mêmes questions qui refont surface comme quand nous avons eu les événements du Bataclan à savoir pourquoi est-ce qu'on se tourne contre les Français et les innocents», a pesté M. Desgrandes, ajoutant que la nouvelle était venu «mettre de la glace» sur les célébrations de la fête nationale.

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