L'intégration comme sur des roulettes

Fadia Hamad a reçu une bicyclette de la... (Martin Roy, LeDroit)

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Fadia Hamad a reçu une bicyclette de la conseillère municipale de la Ville de Gatineau, Louise Boudrias. Pour donner une chance égale aux réfugiés arrivés tardivement, la politicienne a financé l'achat de vélos additionnels à même son budget discrétionnaire.

Martin Roy, LeDroit

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Deux familles d'origine syrienne ont reçu vendredi un cadeau à saveur très locale. Les huit membres de la famille Al-Farra et les cinq Al Hamed se sont fait offrir des vélos, pour qu'ils puissent découvrir leur région d'accueil sur deux roues.

La courte cérémonie de remise des bicyclettes, et des trottinettes pour les plus jeunes, vendredi après-midi à la Maison du citoyen, a couronné l'aboutissement d'une idée qui est venue à Jacques Laberge lorsque les premières journées chaudes sont arrivées au printemps dernier. « Je me suis demandé ce que je pourrais faire pour faciliter l'intégration des réfugiés syriens. Je suis un grand amateur de vélo ; là est venue l'idée d'en trouver pour eux », raconte le Gatinois à la retraite.

Avec le soutien de groupes communautaires, M. Laberge a approché le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) pour demander des bicyclettes. La réponse a été généreuse : le 21 avril, 110 vélos qui avaient été saisis et qui auraient autrement été destinés à la vente ont été mis de côté pour les réfugiés syriens. Le lot a reçu un coup de neuf donné par le club Vélo plaisirs et le magasin Sport Échange Outaouais, avant que la vaste majorité soit distribuée aux mois de mai et juin à des familles qui s'étaient établies pendant l'hiver.

Mais l'accueil de réfugiés continue. En juin dernier, les deux familles ont emménagé dans les secteurs de Hull et d'Aylmer. « Il ne faut pas les pénaliser parce qu'ils sont arrivés après les autres ! » lance M. Laberge. De son budget discrétionnaire, la conseillère de son quartier, Louise Boudrias, a financé l'achat de vélos additionnels - « et surtout de casques de sécurité ! », précise-t-elle -, en même temps que trois résidents ont offert leur propre appareil usagé. 

De son côté, Hamza Al Hamed « remercie Dieu » de l'avoir amené au Canada après cinq ans d'exil au Liban. Depuis, lui et sa famille empruntent le bus, et ont désormais l'option de se déplacer à vélo. Il est encore trop tôt pour le faire, mais il envisage déjà acheter une voiture et recommencer à conduire des taxis, comme il le faisait à Homs. Une intégration « étape par étape », fait-il savoir via les services d'une interprète, un sourire au visage.

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