Protection des espèces: le député Amos remet les pendules à l'heure

La gestion de l'espèce est complètement différente de... (Martin Roy, Archives LeDroit)

Agrandir

La gestion de l'espèce est complètement différente de ce qui est survenu à La Prairie, estime le député Amos, un avocat-expert en environnement.

Martin Roy, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Paul Gaboury
Le Droit

Les groupes communautaires et écologistes de l'Outaouais ne doivent pas s'attendre à ce que le gouvernement fédéral freine des projets immobiliers qui menaceraient la survie d'une espèce ou d'un habitat, comme celui projeté angle Perry et Pink dans l'ouest du secteur Aylmer, soutient le député libéral du Pontiac, William Amos.

Au printemps dernier, le gouvernement fédéral a émis un décret d'urgence visant à protéger la rainette faux-grillon, une espèce en péril, interrompant du même coup les travaux de  développement d'un important projet domiciliaire à La Prairie, sur la Rive-Sud de Montréal. 

Or, avant de conclure qu'un projet menace une espèce ou un habitat en Outaouais, il faut regarder le plan de rétablissement des espèces et des habitats à Gatineau. La gestion de l'espèce est complètement différente de ce qui est survenu à La Prairie, estime le député Amos, un avocat-expert en environnement. 

«Quand on regarde dans la région, pour le moment, il n'y a pas de litige, ajoute le député Amos. Le fédéral prend son rôle au sérieux, et Gatineau, les municipalités et les MRC doivent travailler ensemble avec Québec pour investir et appliquer les plans de rétablissement spécifiques à la région qui sont en place depuis 2007, et rédigés par des scientifiques».

Les groupes communautaires et écologistes devraient être très heureux de voir que le système de gestion en place fonctionne bien, que le fédéral joue son rôle en fonction des preuves scientifiques, ajoute-t-il. 

Selon le député Amos, le cas soulevé à La Prairie est «une rare exception» puisque c'est à la suite de la décision de la Cour fédérale que la ministre canadienne de l'Environnement, Catherine McKenna, à demander l'émission d'une «ordonnance d'urgence», une prérogative prévue à la loi, basée sur une preuve scientifique démontrant que le plan de rétablissement de la rainette faux-grillon du gouvernement du Québec et de la municipalité n'était pas adéquat.

«Gatineau et les municipalités doivent s'assurer de présenter et respecter les plans de rétablissement qui vont permettre d'une façon globale d'assurer la cohabitation entre les espèces et les projets de développement» a indiqué le député Amos. 

La loi environnementale, explique-t-il, prévoit des pouvoirs partagés pour la protection des espèces et des habitats entre le fédéral, les provinces et les municipalités. «Ce sont les provinces et les municipalités qui sont responsables des plans de rétablissement des espèces, alors que le fédéral sert de filet de sécurité au processus. Pas question qu'Ottawa intervienne sans preuve scientifique», souligne le député Amos.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer