Des excuses de la CCN après la fermeture d'un stand de limonade

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La CCN a fait son mea culpa en avouant que la situation aurait pu être gérée différemment, précisant que les kiosques à limonade pour enfants font partie des traditions estivales qui contribuent à animer la capitale.

Courtoisie

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Charles-Antoine Gagnon

Collaboration spéciale

Le Droit

La Commission de la capitale nationale (CCN) a présenté ses excuses à la famille des deux fillettes qui ont été forcées de fermer, dimanche, leur kiosque à limonade situé sur un terrain qui lui appartient parce qu'elles n'avaient pas de permis.

Les soeurs, Eliza et Adela Andrews, âgées respectivement de 7 ans et 5 ans, avaient installé leur kiosque près du canal Rideau, entre les promenades Colonel By et Echo, au sud du pont Pretoria, afin de profiter de l'achalandage du dimanche dans ce secteur. 

Les fonds amassés par la vente de limonade devaient servir à financer une partie des dépenses pour qu'elles puissent aller dans un camp d'été. Leur père, Kurtis Andrews, leur a bâti le comptoir. 

Elles ont dû cesser de vendre de la limonade lorsqu'un employé de la société d'État leur a demandé de fermer boutique.

Dans une déclaration publiée lundi, la CCN dit avoir examiné la situation avec son employé. 

« Compte tenu de l'emplacement du kiosque à limonade, l'agent de conservation a agi de bonne foi dans le respect des règles sur l'utilisation des terrains fédéraux », a précisé la Commission.

« Cependant, nous croyons que la situation aurait pu être gérée différemment. Les kiosques à limonade pour enfants font partie des traditions estivales qui contribuent à une capitale animée et la CCN veut encourager ces activités lorsque possible. »

« Nous nous excusons auprès de la famille Andrews pour cet inconvénient. Nous avons rencontré M. Andrews, et ses filles, Eliza et Adela, ce matin pour voir comment nous pouvons appuyer ces deux jeunes entrepreneures en herbe », a poursuivi la CCN, ajoutant qu'elle allait poursuivre ses efforts d'animation des espaces verts et des berges dans le cadre du renouvellement des vélos-dimanches, « notamment en tentant de favoriser l'engagement des jeunes et de favoriser les activités d'entrepreunariat ».

Formulaire remis, leçon apprise

M. Andrews et ses filles sont allés à la CCN, lundi, pour remettre un formulaire afin d'obtenir un permis de vente de limonade pour dimanche prochain. Le personnel de la CCN a été très cordial, a expliqué M. Andrews en entrevue.

« Ceci se voulait une bonne expérience d'apprentissage pour les filles, sur comment faire les choses, sur comment gérer une entreprise », a expliqué M. Andrews sur les objectifs initiaux du kiosque à limonade.

« Maintenant, elles connaissent les règles à suivre quand on est entrepreneurs. Elles ont appris ce qu'est la bureaucratie », a-t-il ajouté en riant.

M. Andrews croit que l'employé de la CCN aurait pu utiliser son pouvoir discrétionnaire.

« Je crois qu'on aurait pu faire preuve de plus de flexibilité dans cette situation, et qu'on n'aurait pas dû leur demander de partir », a-t-il suggéré.

« La Ville d'Ottawa n'arrête pas toutes les parties de hockey dans la rue, même si ça obstrue la circulation. C'est d'être trop simpliste que de dire : la loi, c'est la loi, et elle doit être appliquée, peu importe la situation. Il y a toujours place à la discussion, et la CCN aurait dû mettre cela en pratique dans ce dossier. C'est ce que je crois », a expliqué le père de famille.

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