AGWÀTÀ annulé

L'été dernier, 14 000 personnes ont assisté aux... (Martin Roy, Archives LeDroit)

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L'été dernier, 14 000 personnes ont assisté aux représentations du spectacle AGWÀTÀ.

Martin Roy, Archives LeDroit

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Le sort d'AGWÀTÀ a été décidé. Le spectacle aquatique multimédia ne sera pas de retour cet été sur le ruisseau de la Brasserie, à Gatineau.

Non sans regret, Mixmédiarts, l'organisme à but non lucratif derrière AGWÀTÀ, a décidé de capituler samedi en matinée. Selon son président, Alain St-Jean, le manque de commanditaires majeurs est en cause, alors qu'il aurait fallu « plusieurs dizaines de milliers de dollars » additionnels pour soutenir une deuxième édition du spectacle, dont la première représentation était prévue le 22 juillet. « Il en manquait suffisamment pour faire en sorte qu'on ne pouvait pas aller de l'avant. En faisant tous les calculs, à six semaines de l'événement, les risques étaient devenus trop grands. Alors on a dû prendre la triste décision d'annuler la deuxième édition », s'est désolé le directeur artistique, dimanche, tout juste après avoir dévoilé sa prise de décision.

Peu de temps

« Peut-être que des commanditaires se seraient manifestés dans les prochaines semaines, mais on avait un autre problème : c'est qu'on se rapprochait de plus en plus de la date. Si on voulait faire une vente de billets et tout mettre en place pour les fournisseurs et les permis, il nous aurait resté moins de six semaines. Alors non seulement le manque de commandites était un problème, mais il était devenu incertain qu'on pourrait livrer le spectacle avec la même qualité que le public a appréciée l'an dernier. »

Au moment de trancher, la Ville de Gatineau avait consenti à investir 85 000 $ pour le retour d'AGWÀTÀ, dont une somme de 10 000 $ accordée par six conseillers depuis leur budget discrétionnaire. En ce qui concerne les commandites privées, des appels de financement ont été lancés auprès d'acteurs de tout acabit. 

Une recherche qui n'a pas été de tout repos, à cause du manque de ressources pour rémunérer du personnel chargé de faire les demandes. Alain St-Jean mentionne avoir payé de sa propre poche une personne pour effectuer ces démarches à temps plein pendant environ six mois. « Quand on met tout ça ensemble, de un la recherche de commandites, qui est difficile parce qu'on est dans un petit marché, et de deux la recherche de subventions, on prend énormément de temps à faire des demandes. Et quand la réponse revient négativement, c'est la même personne qui doit retourner à la recherche de commandites. L'un après l'autre, ça devient difficile quand on manque de ressources. »

Malgré cet échec, Mixmédiarts n'exclut pas la possibilité de revenir en force au ruisseau de la Brasserie en 2017, pour le 150e anniversaire de la Confédération. Mais encore, rien n'est décidé. « Si on avait dépassé les prévisions pour les ventes de billets en 2016, on aurait pu entamer les démarches pour les subventions en 2017. Mais là, il est trop tôt pour dire comment on va faire. On n'a pas d'argent dans le fonds de réserve, donc on se retrouve au même point de départ. Au fond, les mêmes défis qu'en 2016 vont exister en 2017. »

« On voit ça comme une pause »

Pas question que l'aventure d'AGWÀTÀ ne s'arrête. Selon le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, le spectacle aquatique multimédia, qui a révélé dimanche que sa deuxième édition sera annulée, est « trop extraordinaire pour être abandonné ».

« Nous, on voit ça vraiment comme une pause. C'est ce que le promoteur dit, et on va travailler avec lui pour que ça se réalise comme ça. Donc on prend une pause cette année, mais on recommence l'année prochaine », a lancé le maire après que l'organisme derrière AGWÀTÀ, Mixmédiarts, ait dévoilé sa décision.

Avec l'attribution d'un montant de 75 000 $, en plus de 10 000 $ additionnels issus des budgets discrétionnaires de six conseillers municipaux, la Ville de Gatineau a déjà « fait beaucoup » pour le renouvellement du projet. « Ça prend des gros partenaires privés. Ce n'est pas quelque chose qu'on peut faire seul, a continué M. Pedneaud-Jobin. Pour 2017, on va s'asseoir avec les promoteurs. [...] C'est un enjeu financier ; il faut qu'il y ait des gens qui soient là pour une plus longue période et pour donner de plus gros montants. »

Pour le directeur général de Vision centre-ville, Stefan Psenak, il n'y a aucun doute que l'absence d'AGWÀTÀ fera « un trou dans la programmation ». « Je pense que ce qui leur a fait le plus mal, c'est la perte de leur commanditaire majeur (Maisons usinées Côté), a-t-il commenté. Ça va me faire plaisir avec mon conseil d'administration de rencontrer les gens d'AGWÀTÀ et de voir comment on peut travailler de façon efficace pour revenir en force en 2017. »

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