VETS Canada en guerre contre l'itinérance

Selon Jim Lowther, le nombre des anciens membres... (Simon Séguin-Bertrand, Le Droit)

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Selon Jim Lowther, le nombre des anciens membres des Forces canadiennes en situation d'itinérance ont été blessés en cours de route au point de ne plus pouvoir exercer leurs fonctions.

Simon Séguin-Bertrand, Le Droit

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Entre 10 et 15 000 vétérans seraient à la rue en ce moment, selon Veterans Emergency Transition Services (VETS) Canada. Une donnée peu connue, que l'organisme a tenté de réduire à la largeur du Canada avec sa première Période de service d'un océan à l'autre, samedi.

Plus d'une vingtaine de bénévoles s'étaient rassemblés aux bureaux de la branche Montgomery de la Légion royale canadienne, sur la rue Kent, à Ottawa. Au signal, les participants ont pris d'assaut les rues du quartier, équipés de dossards et de dépliants d'information, à la recherche de quiconque aurait besoin d'aide, mais principalement de vétérans sans-abri - et ce, à la même heure que les centaines de bénévoles répartis dans 12 autres villes canadiennes. « Nous visons les refuges, pour hommes et pour femmes, mais le but d'aujourd'hui est surtout de sensibiliser les gens, a expliqué une bénévole de longue date, Jennifer Gribbon, en marchant vers un comptoir de l'Armée du salut. Si les gens ne sont pas vétérans, nous leur donnons ce que nous avons sur nous, comme de la nourriture, des bas ou des manteaux en hiver. »

Et les vétérans ? « Nous les aidons avec tout ce dont ils ont besoin. L'un de ceux que nous avons aidé, nous avons payé pour son logement, pour sa passe d'autobus, nous l'avons aidé avec son CV... L'idée est vraiment de les soutenir dans une transition vers une vie plus stable. »

Le chapitre ottavien de VETS Canada a vu le jour en juillet 2015. Il s'agit de l'une des branches d'une organisation basée à Halifax qui a aidé un total de 1100 personnes depuis 2010, année de sa création.

De passage à Ottawa pour la Période de service, le cofondateur de l'organisme, Jim Lowther, a insisté sur l'ignorance qui entoure le phénomène de l'itinérance chez les anciens combattants. Oui, les vétérans touchent une pension après leur carrière ; il faut cependant avoir servi au moins 10 ans pour en percevoir la version minimale. Or, nombre des anciens membres des Forces canadiennes en situation d'itinérance ont été blessés en cours de route au point de ne plus pouvoir exercer leurs fonctions, avant même d'atteindre le nombre minimal d'années requis. « Et encore, les seuls vétérans qui reçoivent réellement de l'aide d'Anciens Combattants Canada sont ceux qui ont été blessés dans l'exercice de leurs fonctions. Si c'est dans un autre contexte, ou s'ils sont déjà à la rue, ça ne fonctionnera pas pour eux », a lancé M. Lowther.

« Il n'y a vraiment pas grand-chose pour aider, et c'est quelque chose que très peu de gens savent. »

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