Marcher pour ceux qui ne le peuvent plus

Mauril Bélanger s'est laissé pousser sur la scène... (Simon Séguin-Bertrand, Le Droit)

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Mauril Bélanger s'est laissé pousser sur la scène où une bénévole a pris la parole pour lui. Il a reçu un accueil chaleureux de la foule.

Simon Séguin-Bertrand, Le Droit

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Il n'y a ni recette secrète ni formule magique pour guérir de la sclérose latérale amyotrophique (SLA). Mais il y a de l'espoir. Samedi avant-midi, près d'un millier de personnes ont marché à Ottawa pour amasser des fonds dans l'espoir de voir émerger un jour un traitement pour la maladie terrible.

Au total, des milliers de gens ont foulé les sols de 93 villes canadiennes pour la cause. Quant à la capitale, la 12e édition de la Marche pour la SLA Ottawa-Gatineau a commencé sur une note d'incertitude. C'est que la présence du porte-parole honoraire de l'événement, qui agit en véritable figure de proue de la maladie de Lou Gehrig depuis qu'il a reçu son propre diagnostic, n'était toujours pas confirmée.

Vers 10 h 30 est enfin débarqué Mauril Bélanger sur la pelouse devant le Musée canadien de la guerre. Sous les applaudissements, le député fédéral d'Ottawa-Vanier s'est laissé pousser sur la scène où une bénévole a pris la parole pour lui.

« À la fin de novembre 2015, quelques semaines après les élections, ma vie a basculé quand j'ai reçu un diagnostic de la SLA. Depuis, la maladie me prive de ma capacité de parler et d'une partie importante de ma mobilité, a déclaré Suzanne Copping au nom de Mauril Bélanger. Mais elle n'affecte aucunement ma détermination de poursuivre mes rêves jusqu'au bout ni ma volonté de continuer à aider les autres, ce qui explique pourquoi j'ai décidé de servir comme porte-parole national de la Marche pour la SLA. »

Son discours a été accueilli par une nouvelle salve d'applaudissements, puis par une interprétation de

l'Ô Canada - la version non officielle, sans référence de genre, qui est au coeur d'un projet de loi que le député a défendu en troisième lecture à la Chambre des communes la veille même.

Selon la directrice régionale de l'Est de l'Ontario pour la Société canadienne de la SLA, Lianne Johnston, le triste diagnostic de Mauril Bélanger aura eu un effet positif : celui d'éveiller des consciences quant à la SLA, qui a déjà reçu une vague d'attention en 2014 avec le Ice Bucket Challenge. « Certainement, le Ice Bucket Challenge a été phénoménal et ça a sensibilisé la population. Et quand vous avez une personne de grande notoriété qui choisit de faire de la sensibilisation, ça fait aussi une différence. Je dirais que dans cette région, et à l'échelle du pays, ça a fait une bonne différence », a commenté Lianne Johnston.

Grâce à la popularité qu'a fait mousser la campagne virale qui consistait à se faire verser un seau d'eau glacée sur la tête, les sommes données à la Société canadienne de la SLA ont bondi. « Nous sommes passés d'une organisation qui dépense moins de 10 millions à 21 millions $ pour la recherche en un an, a continué Mme Johnston. Le Canada est devenu l'un des chercheurs numéro un pour la SLA. Espérons que cela mène à la découverte d'un traitement bientôt. »

Au total, les marcheurs d'Ottawa ont accumulé plus de 215 000 $. Les fonds recueillis seront redistribués à 60 % aux branches provinciales de la Société pour aider les personnes atteintes par la maladie et leurs familles. L'argent restant servira à faire progresser la recherche.

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