Le projet Zibi condamné par un important syndicat de fonctionnaires

C'est maintenant au tour d'un important syndicat de... (Martin Roy, Archives LeDroit)

Agrandir

C'est maintenant au tour d'un important syndicat de fonctionnaires fédéraux de s'opposer au projet Zibi, sur les îles de la Chaudière.

Martin Roy, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Paul Gaboury
Le Droit

Un important syndicat de fonctionnaires fédéraux s'oppose au gigantesque projet résidentiel et commercial Zibi, sur les îles de la Chaudière.

Le conseil régional de la capitale nationale de l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC-RCN) a adopté, par un vote de 70 contre 2, une résolution s'y opposant.

Le projet du promoteur Windmill prévoit notamment des investissements de 1,2 milliard $ en 15 ans pour la construction de 2000 copropriétés et d'immeubles de bureaux sur les îles de la Chaudière, à cheval entre Ottawa et Gatineau. 

«En tant que fonctionnaire et citoyen de la capitale nationale, je trouve aberrant que notre ville n'ait toujours pas désigné de lieu d'envergure pour honorer les peuples autochtones. C'est l'endroit idéal pour remédier à cette lacune. Le gouvernement fédéral doit participer à la protection du site des Chaudières, en collaboration avec les Premières Nations du Canada», a souligné Larry Rousseau, vice-président exécutif régional de l'AFPC.

«Le gouvernement fédéral doit participer à la protection... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit) - image 2.0

Agrandir

«Le gouvernement fédéral doit participer à la protection du site des Chaudières, en collaboration avec les Premières Nations du Canada», a souligné Larry Rousseau, vice-président exécutif régional de l'AFPC.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

Le leader syndical rappelle que l'AFPC a, dans ses structures, un comité régional pour défendre les causes touchant les droits des peuples autochtones. Le projet Zibi suscite l'attention du syndicat en raison de son impact sur le site des chutes Chaudières, reconnu comme une «terre sacrée» par les Premières Nations de partout au pays, souligne M. Rousseau. 

Même si les démarches le projet Zibi sont avancées, M. Rousseau croit qu'il n'est pas trop tard pour faire reculer le fédéral et la Commission de la capitale nationale, qui ont autorisé le projet sous le règne conservateur.

«La ministre Joly devrait revoir comment son prédécesseur, l'ancien ministre John Baird, a pu donner le feu vert au projet en cédant les droits d'exploitation de Domtar pour un tel projet à Windmill. C'est là où se situe le vrai débat», a souligné M. Rousseau.

Pour donner la chance à Windmill d'expliquer son projet, a-t-il dit, un représentant devrait participer à la prochaine assemblée de l'AFPC-RCN en septembre

Une terre sacrée pour les autochtones

Pour l'aîné autochtone de l'AFPC-RCN, Albert Dumont, le site est une «terre sacrée» où «la faune et la flore sont en harmonie avec la volonté divine».

Les chutes et les îles étaient un lieu de rencontres où les peuples autochtones convergeaient à chaque année, au croisement des rivières des Outaouais, Gatineau et Rideau, pour y régler leurs différends.

«Les êtres humains sont les seuls à avoir perdu leurs repères. Nous devons défendre Asinabka, le joyau de notre héritage», a souligné M. Dumont par voie de communiqué.

Le 17 juin prochain, une «marche sacrée» sera organisée dans la capitale par les opposants au projet Zibi, qui souhaitent convaincre le fédéral de revoir sa décision.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer