La STO donne en partie raison à Georges O. Gratton

Aujourd'hui, le Rapibus est utilisé en mode hybride,... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

Agrandir

Aujourd'hui, le Rapibus est utilisé en mode hybride, avec de l'insertion d'autobus et du rabattement.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

La Société de transport de l'Outaouais (STO) donne en partie raison à son ancien grand patron, Georges O. Gratton, qui affirme dans LeDroit de vendredi que la mise en service du Rapibus en mode 100% rabattement était une grave erreur.

Le président de la STO, Gilles Carpentier, s'est dit... (Etienne Ranger, Archives LeDroit) - image 1.0

Agrandir

Le président de la STO, Gilles Carpentier, s'est dit en partie d'accord avec Georges O. Gratton, qui affirme que la mise en service du Rapibus en mode 100 % rabattement était une grave erreur.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

Par la voix de son actuel président, Gilles Carpentier, la STO n'a pas tardé à réagir aux durs propos de M. Gratton à l'égard de l'organisation qu'il a dirigée pendant 10 ans. 

«La décision de lancer le Rapibus en mode rabattement à 100% n'était pas la bonne solution, a admis M. Carpentier. Le conseil d'administration s'est déjà positionné là-dessus et nous sommes d'accord avec lui sur ce point. Nous avons déjà bougé sur cet élément. Nous ne sommes plus dans un mode rabattement à 100%. Aujourd'hui, le Rapibus est utilisé en mode hybride, avec de l'insertion d'autobus et du rabattement. Depuis notre arrivée en poste, en 2013, nous avons fait quatre modifications majeures à notre système. Nous avons injecté environ 3,4 millions $ dans la bonification de notre offre de services, notamment dans l'est de la ville, mais aussi dans l'ensemble de notre réseau.»

Cette amélioration de services a permis à la STO de réduire de 10 à 15 minutes le temps de trajet de certaines lignes d'autobus, note M. Carpentier.

En 2015, la STO a vu son achalandage augmenter de 1,5% et le mois d'avril 2016 affiche une croissance record de 2,4% de son nombre d'usagers par rapport à avril 2015. «C'est la preuve que le modèle hybride fonctionne et qu'on doit faire quelque chose de bon, ajoute le président de la STO. Nous n'avons jamais été autant à l'écoute de nos usages que maintenant. Les modifications que nous avons apportées au système étaient parfaitement alignées avec les demandes des usagers.»

M. Carpentier ajoute toutefois qu'un mode d'insertion à 100% tel que le propose M. Gratton n'est pas à privilégier. «Ce n'est pas la solution non plus, dit-il. Nous n'avons pas la flotte de véhicules nécessaires pour supporter un tel système. Il faut aussi dire que le contexte a changé. Nous avons un partenaire qui est Ottawa, avec qui nous voulons poursuivre le dialogue pour une mise en service plus moderne avec le train léger et dans ce contexte le nombre d'autobus de la STO sur la rue Wellington doit être réduit. Un mode 100% en insertion représenterait alors plus d'autobus qui traversent à Ottawa.»

Les estimations de 2004

Georges O. Gratton a vivement défendu, au cours de son entrevue avec LeDroit, les estimations des coûts du Rapibus de 150 millions $ faites en 2004, alors qu'il dirigeait la STO.

À ce chapitre, M. Carpentier dit respecter l'opinion de l'ancien patron de l'organisation, mais il ne la partage pas. «Il a le droit de ne pas être d'accord avec le rapport de Strategia, affirme M. Carpentier. Probablement que beaucoup de citoyens, comme lui, ne seront pas d'accord, mais que beaucoup d'autres y adhéreront. Pour nous, c'était un engagement. Il fallait rétablir les faits parce qu'il y avait trop de flous. Nous avons rétabli la trame factuelle avec le jugement d'experts chevronnés.»

M. Carpentier a tenu à préciser qu'il avait un «grand respect» pour M. Gratton. «Je le connais depuis longtemps. Je l'ai connu au début des années 2000, alors que j'étais président de Centraide Outaouais. Il a été 10 ans à la tête de la STO, il a apporté une excellente contribution, il administrait une organisation performante et c'était tout à son honneur. Qu'il s'intéresse toujours à la STO ne me surprend pas du tout.»

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer