Vingt ans de rendez-vous francophones

Pour André St-Louis, ce qui distingue le Cinéma... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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Pour André St-Louis, ce qui distingue le Cinéma 9 des autres cinéma est que l'établissement a toujours conservé son indépendance. Cela lui permet de garder une liberté dans sa programmation.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Le 26 mai 1996, les portes d'un nouvel établissement s'ouvraient sur neuf salles de projection équipées des technologies les plus récentes.

Année après année, les cinéphiles québécois et ontariens sont toujours aussi nombreux pour y visionner des films américains, mais aussi des oeuvres francophones qui ne jouent nulle part ailleurs dans la région. Portrait d'une entreprise indépendante qui souffle cette semaine ses vingt bougies, le Cinéma 9.

L'histoire du Cinéma 9 a commencé il y a 40 ans, en 1976. Didier Farré, qui était derrière la construction des salles du complexe Desjardins, à Montréal, a sollicité l'aide des corporations Famous Players et Cinéplex pour construire à Gatineau un cinéma à la hauteur de ses ambitions.

Il a fallu 20 ans pour qu'un nouveau facteur dans l'équation, le maire de Gatineau Robert Labine, donne le premier coup de pédale du projet en offrant de construire l'édifice et de louer ses salles à la bande de Didier Farré.

Il n'en fallait pas plus pour que le cinéma Famous Players, dans ce qui s'appelait les Promenades de l'Outaouais, perde son statut privilégié de seul complexe de cinéma de Gatineau. 

Dans les plans, ses quatre salles ne feraient pas le poids contre les neuf grands écrans du Cinéma 9, qui seraient les plus technologiques en région. Exit les salles en pente, finis les écrans plats, dehors le son mono. 

Les salles y seraient configurées en gradins, comme dans un aréna, et les écrans y seraient courbés d'un mur à l'autre avec des machines achetées en Belgique expressément pour l'occasion. Et contrairement à leurs homologues du Famous Players, chacune des salles serait équipée de plusieurs lecteurs de son Dolby.

Le nec plus ultra

Pour son nouvel établissement, Didier Farré, qui oeuvrait dans le domaine du septième art depuis 1972, voulait tout du nec plus ultra du divertissement cinématographique - au point de vouloir ériger le cinéma le plus moderne de toute l'Amérique du Nord. Sur ce point, le gérant du Cinéma 9 depuis son ouverture, André St-Louis, a un sourire en coin. «Pour les gens de Gatineau, on n'avait plus besoin de courir voir des films à Ottawa; c'était surtout ça le progrès!»

Le «vrai progrès»

Mais le vrai progrès, ajoute-t-il, est qu'à la différence de la majorité des cinémas de la région, le Cinéma 9 a toujours conservé son indépendance. Et avec cette indépendance vient une liberté de programmation; depuis 20 ans, une place toute spéciale est accordée aux films québécois et français, que boudent les cinémas d'Ottawa. Résultat: le Cinéma 9 est devenu un lieu de rendez-vous pour les Franco-Ontariens. 

«Des gens sont déjà venus de Hawkesbury ou de Kingston pour voir un film, parce que les autres cinémas ne faisaient rien! s'enflamme Didier Farré. À Ottawa, on ne va pas daigner mettre un film québécois à l'affiche. Ce serait bien la moindre des choses, puisqu'ils font des films extraordinaires.»

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