Terrasses et parcs sans fumée dès jeudi

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«Réduire le tabagisme est la meilleure façon de lutter contre le cancer», souligne la Société canadienne du cancer.

Martin Roy, LeDroit

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À partir de jeudi, de nouvelles restrictions seront imposées aux fumeurs québécois. Les cigarettes seront désormais objectum non grata sur les terrasses de bars et restaurants, dans les parcs, les terrains sportifs, ainsi que dans les voitures lorsqu'un enfant de moins de 16 ans se trouve à bord.

La Société canadienne du cancer a réagi positivement à l'entrée en vigueur de ces nouveaux règlements provinciaux, soulignant que «réduire le tabagisme est la meilleure façon de lutter contre le cancer».

L'Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE) se réjouit également de savoir que les enfants ne seront plus exposés à la fumée secondaire et - si le règlement est respecté à la lettre - à des mégots laissés dans les aires de jeu.

Dans un courriel, la directrice des relations publiques de l'AQCPE, Marie-Claude Lemieux, indique que «la nouvelle législation qui renforce les efforts qui sont déployés par les CPE et les responsables de service de garde en milieu familial pour mettre en place des mesures permettant aux enfants d'adopter de saines habitudes de vie».

Inquiétude chez les restaurateurs

Comme l'interdiction de fumer dans les restaurants et les bars, 10 ans auparavant, l'Association des restaurateurs du Québec (ARQ) appuie cette nouvelle mesure pour retirer la fumée secondaire des lieux publics. Même son de cloche chez Vision centre-ville (VCV) qui représente les restaurateurs et tenanciers de bars du Vieux-Hull.

Toutefois, le vice-président aux affaires publiques et gouvernementales de l'ARQ, François Meunier, soulève une inquiétude par rapport à la mise en application de ces nouveaux règlements.

«C'est nous qui allons devenir encore les policiers, qui avons le devoir d'information. C'est étonnant qu'à moins d'une semaine de l'entrée en vigueur, il n'y ait aucune campagne de communication. On est assujetti à devoir payer des amendes sévères, mais il n'y a personne qui fait le travail.»

Pour contrer l'absence d'information disponible, le président de VCV, Éric Gaudreault, soutient que Vision centre-ville a lancé une campagne pour prévenir les clients de ses membres que la nouvelle réglementation entrera en vigueur jeudi. «On essayé de prendre le taureau par les cornes pour ne pas que nos employés se fassent japper après par les clients dès le 26 mai.»

L'ARQ et VCV demande notamment au gouvernement de faire preuve de clémence dans les premières semaines après l'entrée en vigueur des nouvelles restrictions afin de laisser aux clients et aux travailleurs de l'industrie de la restauration le temps de s'adapter.

L'exemple encourageant d'Ottawa

S'il faut en croire l'expérience ottavienne, l'entrée en vigueur de l'interdiction de fumer sur les terrasses de bars et de restaurants devrait se faire sans heurt.

La province de l'Ontario a, rappelons-le, applique cette règle depuis janvier 2015. La Ville d'Ottawa a cependant fait figure de pionnière en l'adoptant dès 2012.

Selon Dana Periard, agent de projet au Programme de lutte contre le tabagisme de Santé publique Ottawa, ces nouvelles limites imposées aux fumeurs n'ont a pas eu de réelles conséquences sur les restaurateurs ou sur les agents municipaux responsables d'appliquer le règlement.

Cinq amendes, tout au plus, ont été distribuées depuis 2012 à des propriétaires d'établissement qui ont contrevenu à cette règle. «Les gens étaient réceptifs, il n'y a jamais eu de plainte.» De plus, un sondage - réalisé en 2014 auprès de la population de la capitale par Santé publique Ottawa - a démontré que la moitié des fumeurs ont réduit leur consommation ou ont considéré cesser de fumer à cause de l'interdiction de fumer sur les terrasses et dans les parcs.

Selon M. Periard, le taux de tabagisme à Ottawa est également passé de 11% à 9% entre 2011 et 2014.

«Je ne peux pas dire que c'est une baisse qui est causée directement par nos règlements, mais on pourrait dire que ç'a probablement aidé. [...] C'est sûr et certain que c'est un facteur.»

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