Une maison pour Alek

Presque un an après que leur enfant soit passé à deux doigts de se noyer, les... (Photo tirée de Facebook)

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Presque un an après que leur enfant soit passé à deux doigts de se noyer, les parents du petit Alek Paquette ont reçu la promesse d'un cadeau inespéré: une maison flambant neuve, entièrement adaptée aux besoins du bambin.

En août 2015, un enfant de trois ans a échappé à la surveillance parentale lors d'une fête d'enfants à Val-des-Monts. Quelques minutes plus tard, il a été retrouvé inconscient dans une piscine hors terre.

Grâce au sens du timing de ses sauveteurs, la petite victime a passé à un cheveu d'une noyade. Mais Alek ne s'en est pas sorti indemne. Près de neuf mois après le tragique accident, le garçon de quatre ans a perdu la capacité de marcher et de parler. «Il commence à bouger ses bras et il fait des sons avec sa bouche, explique son père, Éric Paquette. Il fait beaucoup de progrès. À chaque rencontre, les médecins disent qu'il n'est pas censé être rendu là! Mais il faut être réaliste, ça se peut qu'il ne marche ou ne parle plus jamais.»

Le 12 mai, après des mois de convalescence à l'hôpital, Alek est revenu à la maison, une fois pour de bon. Or, sa condition nécessite d'importantes rénovations pour que la maison soit apte à accueillir un occupant en chaise roulante. Mardi dernier, ses parents ont lancé un appel à tous sur Facebook pour trouver des partenaires avant de se lancer dans de grandes transformations, dans l'espoir de participer à l'émission On efface et on recommence sur les ondes de Canal Vie.

Éric Paquette doit toujours se pincer pour croire à la suite des choses. Plutôt que de proposer son aide pour rénover la maison, un ami de la famille - et directeur des opérations dans une compagnie de la région -, François Poulin, propose de rallier son réseau de contacts pour construire à la famille un nid tout neuf, sur un étage plutôt que deux, qui serait adapté de A à Z aux nouveaux besoins de l'enfant. Salle d'hyperbare, salles de bain adaptées, rampes, salle d'éveil pour qu'Alek puisse améliorer sa motricité: tout sera mis à sa disposition. Et ce, au plus petit coût possible pour la famille, et sans aucun profit pour les sous-traitants impliqués.

«Les gens de l'Outaouais se tiennent», commente François Poulin au sujet de la réponse généreuse à son propre appel à tous. Une semaine plus tard, mardi matin, une quinzaine de sous-contractants s'étaient ralliés à la cause. Mardi soir, quelques heures après son entrevue au 104,7 Outaouais, la liste de firmes impliquées avait doublé à une trentaine de noms. «C'est tellement facile, ça se fait tout seul. Je reçois tellement de téléphones et de courriels de gens qui veulent s'impliquer que j'aurais la capacité actuelle, avec les sous-traitants qu'on a, de faire plusieurs maisons!»

Presque tous les besoins sont couverts pour la construction de la maison. Il manque toutefois des fabricants de portes et fenêtres, des experts en coffrage de béton et en fondation ainsi que de la laine minérale pour isoler la maison. «Mais si quelqu'un veut la poser en plus de fournir le matériel, on va être contents!» lance François Poulin.

Qu'ils participent ou non à On efface et on recommence, Alek et sa famille devraient pouvoir entrer dans leur nouvelle maison dans cinq mois.

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