Les organismes communautaires demandent de l'aide

Le coordonnateur de Logemen'occupe, François Roy... (Étienne Ranger, Archives LeDroit)

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Le coordonnateur de Logemen'occupe, François Roy

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Paul Gaboury
Le Droit

Avec en main une lettre d'appui d'une quarantaine de personnalités et groupes, dont celle du maire gatinois Maxime Pedneaud-Jobin, des représentants d'organismes communautaires de l'Outaouais ont réclamé, lundi, l'appui de la ministre Stéphanie Vallée en faveur d'une « approche généraliste » de lutte à l'itinérance.

Selon le coordonnateur de Logemen'Occupe, François Roy, la délégation voulait ainsi convaincre la ministre responsable de l'Outaouais d'intervenir rapidement auprès de sa collègue Lucie Charlebois, ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie. En commission parlementaire, tout récemment, cette dernière a laissé entendre qu'elle trouvait utile l'approche du Logement d'abord ou Housing first, adoptée dans le reste du Canada, et pourtant rejetée depuis longtemps au Québec.

Les organismes de l'Outaouais estiment avoir perdu près de 500 000 $ sur les 900 000 $ qu'ils recevaient parce qu'une grande partie de l'aide du Logement d'abord est désormais réservée à du logement dans le secteur privé pour des itinérants ayant eu recours à des refuges.

Plusieurs organismes, comme Entraide familiale, Logement'Occupe, Mon Chez Nous et les OEuvres Isidore-Ostiguy, ont perdu des subventions importantes et ont été obligés de couper des postes et des services à des personnes ayant de grands besoins, explique M. Roy.

Hausse des fonds

Lors du dernier budget fédéral, le gouvernement Trudeau a annoncé qu'il haussait de 50 % le budget consacré à la Stratégie de partenariat de lutte à l'itinérance (SPLI). En Outaouais, cela représente une hausse d'environ 400 000 $ par année au cours des deux prochaines années.

Mais il faudrait que ces nouveaux fonds destinés à des programmes québécois collent à la réalité des communautés locales, incluant dans la région de l'Outaouais, explique M. Roy.

« Il faut absolument que l'approche généraliste face à l'itinérance soit reconnue, car elle répond mieux aux besoins au Québec. Celle du Housing first est celle du Canada anglais où il n'y a pas de ressources communautaires comme nous avons ici au Québec. La réalité est très différente. »

Selon M. Roy, la ministre Vallée a démontré une ouverture face à la demande. « Le temps presse. Les organismes ont déjà coupé des postes le 1er avril. Mais il est encore temps de réagir avant qu'il ne soit trop tard », a indiqué M. Roy.

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