Des bicyclettes pour les réfugiés syriens

Sylvain Bouchard a donné un coup de main... (Martin Roy, LeDroit)

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Sylvain Bouchard a donné un coup de main samedi matin pour réparer des vélos qui seront remis à des réfugiés syriens.

Martin Roy, LeDroit

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Gatineau se vantait, il y a quelques années, d'être la capitale québécoise du vélo, un titre qu'elle compte reconquérir plus tôt que tard. Bref, sans peur de se tromper, on peut dire qu'il s'agit d'une force de la région.

Pourquoi ne pas miser là-dessus pour faciliter l'intégration de réfugiés syriens? C'est ce qu'un groupe de bénévoles gatinois entend faire.

Ils étaient une vingtaine de personnes rassemblées, samedi matin, autour d'une résidence du quartier Parc-de-la-montagne pour une imposante corvée. 

L'objectif? Réparer des dizaines de vélos afin de les remettre à ces nouveaux arrivants. Des vélos saisis par le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) et non réclamés par leur propriétaire. Des vélos qui ont bien besoin d'une dose d'amour pour se remettre en marche.

À première vue, remettre une bicyclette à quelqu'un qui arrive au pays les mains pratiquement vides peut sembler loin d'être prioritaire. 

Or, selon Jacques Laberge, porte-parole d'un réseau de groupes de parrainage qui coordonne l'activité, c'est en fait un outil important à l'intégration. «C'est une activité de loisir familial économique, à leur portée et c'est une bonne façon de visiter et de se familiariser à Gatineau. On trouvait vraiment que ça pouvait combler des besoins.»

Un vélo, plusieurs usages

Que ce soit pour permettre aux enfants de se joindre aux petits voisins de leur âge ou aux parents de se rendre à leurs cours de francisation, M. Laberge soutient que les vélos seront d'un grand service aux réfugiés syriens.

Ces nouveaux arrivants, durant leur première année au pays, n'ont pas les moyens de se procurer des vélos, explique Jacques Laberge. Les cours de francisation les occupent à temps plein et en comblant ces types de besoins, ce bénévole gatinois croit fermement qu'ils arriveront à s'intégrer.

«On ne veut pas que ces familles comme des étrangers parmi nous, mais plutôt comme des gens qui se sont intégrés à part entière et avancent avec nous. [...] Ils nous demandent souvent ce qu'ils peuvent faire pour nous remercier. Je leur dis que le plus beau cadeau qu'ils peuvent nous faire, c'est de continuer d'apprendre le français et de s'intégrer.»

Au total, environ 110 vélos ont été recueillis auprès du SPVG. Selon le président du Club Vélo-Plaisir - qui assistait aux réparations -, Luc Péland, plusieurs sont toutefois en mauvais état et ne pourront être rescapés. «On devrait en avoir 80 au final. Ceux qui sont trop endommagés, on pourra récupérer les pièces et les utiliser sur un autre vélo. Tout ce qu'on veut, c'est que les vélos qu'on redonne fonctionnent bien et soient sécuritaires.»

En plus du matériel rescapé ici et là, les bénévoles ont reçu du matériel de la part de Sport Échange Outaouais qui a accepté de commanditer cette initiative.

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