Plaines LeBreton: tout n'est pas perdu pour DCDLS

Après l'annonce de la CCN, les mines étaient... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Après l'annonce de la CCN, les mines étaient basses dans les terres du consortium DCDLS, dont les têtes dirigeantes s'étaient réunies au restaurant Houston.

Patrick Woodbury, LeDroit

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«Ce n'est pas terminé» pour le projet LeBreton Ré-Imaginé. Malgré la victoire du projet IllumiNATION LeBreton, les promoteurs du projet concurrent restent ouverts à un revirement de situation.

L'ambiance était électrique au restaurant Houston, à Gatineau, jeudi après-midi. À la manière d'une soirée électorale, les têtes dirigeantes du consortium DCDLS, composé des firmes Devcore, Canderel et DLS Group, avaient invité leurs partenaires et amis à assister à la diffusion en direct sur de grands écrans de la réunion du conseil d'administration de la CCN, séance pendant laquelle serait voté le sort d'un projet qui mousse depuis un an et demi.

Après trois quarts d'heure de longue et fébrile attente, la nouvelle est tombée: IllumiNATION LeBreton avait obtenu un meilleur résultat sur 140 points que son adversaire. Plus tard, le conseil votait unanimement en faveur du groupe mené par le propriétaire des Sénateurs d'Ottawa.

La nouvelle a eu l'effet d'une douche froide dans la salle bondée. «Ça fait un an et demi de longues heures de travail qu'on met sur ce projet-là. Et puis on y croit, à notre projet. On est convaincus qu'il est super, qu'il répond à toutes les attentes, lance le directeur de Devcore, Stéphane Larabie. Je ne peux pas dire qu'on n'a pas de déception.»

Décision respectée

Pendant ce temps, dans les locaux de la CCN, le vice-président de Canderel, Daniel Peritz, ne cachait pas sa morosité.

«Nous respectons la décision de la CCN. Je ne suis pas certain que nous soyons d'accord avec les résultats, mais ce n'est pas notre décision, c'est la leur. Nous remercions tout le monde, car nous avions tellement de gens qui ont travaillé sans relâche sur notre proposition. Nous pensions que c'était une proposition excellente, mais quelqu'un doit gagner, quelqu'un doit perdre, et nous félicitons M. Melnyk.»

DCDLS garde tout de même espoir. Le projet piloté Eugene Melnyk ne sera pas déclaré vainqueur de la bataille des plaines LeBreton tant qu'il n'aura pas conclu d'entente avec la CCN pour acheter le terrain, et ce, avant janvier 2017. 

«Là, ils tombent à l'étape de la négociation. S'ils ne réussissent pas à s'entendre ou si les objectifs financiers n'y sont pas, à ce moment-là, la CCN va passer à son deuxième choix», a continué Stéphane Larabie.

Il reste toujours les partenariats établis pendant la première phase du projet. Car en plus d'avoir formé une alliance, les trois firmes ont tissé des liens avec près d'une cinquantaine d'entreprises, dont la boîte de construction Broccolini. «On parlait d'un projet immobilier de deux milliards $, lance son directeur des opérations, Anthony Broccolini. Nous, quand on regarde des projets, c'est une bâtisse à la fois. On ne connaissait pas encore le timing de tous les nouveaux bâtiments, mais tous ensemble, ça aurait été le plus gros projet pour nous.»

- Avec Huguette Young

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