Futur camping à Cayamant: des citoyens frustrés

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Des citoyens de la municipalité de Cayamant démontrent leur frustration, depuis quelques mois, en raison de la volonté du conseil d'établir un camping dans leur quartier, près du lac Cayamant.

La grogne remonte à l'an dernier. Une résolution pour un changement de zonage avait fait l'objet d'une ouverture de registre. Les résidents du secteur avaient recueilli le nombre de signatures nécessaires pour forcer la tenue d'un référendum, mais les élus ont plutôt annulé la résolution et se sont tournés vers la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau pour obtenir un amendement au schéma d'aménagement.

Cette façon de procéder - tout à fait légale, insiste la mairesse Chantal Lamarche - ne peut être contestée à l'aide d'un référendum.

Selon Robert Berniquez, résident de Cayamant, cette démarche «enlève des droits aux citoyens» qui se retrouvent sans autre recours que les tribunaux, pour afficher leur désaccord.

Les citoyens du secteur s'inquiètent pour la santé du lac Cayamant, en raison de l'activité que le camping amènera sur le plan d'eau. Ils estiment que la proximité avec une telle installation et le bruit qui l'accompagne viendront diminuer la valeur des propriétés.

Mme Lamarche dit comprendre les revendications de ces citoyens, affirmant même «qu'elle ferait la même chose à leur place». Pour elle et les autres élus du conseil municipal, il était inconcevable de dépenser 10 000 $ pour un référendum auquel seulement 7% de la population aurait pu se prononcer.

«On a choisi d'y aller avec la démocratie du 93%», résume Chantal Lamarche.

La mairesse estime avoir le soutien d'une majorité de la population de Cayamant, puisqu'il s'agit d'un rare projet de développement dans la municipalité. 

Les terrains de camping seraient situés à 700 pieds du lac Cayamant, mais aussi à proximité de la Tour du mont Cayamant, un attrait touristique que le conseil municipal souhaite mettre en valeur. 

Comme le lot appartient à la municipalité et qu'une route y donnant accès existe déjà, une subvention de 100 000 $ - obtenues par la municipalité auprès du programme national de la ruralité - serait suffisante pour financer le lancement des activités du camping.

«Il faut le développer, sinon on va mourir», lance sans détour Mme Lamarche.

Une résistance s'organise à Low

Des citoyens de Low se réuniront samedi pour préparer une offensive visant à freiner un projet de plusieurs millions de dollars de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau.

Louise Schnubb et Steve Connolly, deux citoyens de cette municipalité de moins de 950 habitants, sont à l'origine de la mobilisation. Ils souhaitent informer leurs concitoyens d'un projet de complexe multifonctionnel mis de l'avant par le préfet de la MRC, Michel Merleau.

On parle d'une construction en partenariat public-privé d'un bâtiment qui accueillerait l'école secondaire St Michael's, un gymnase, une bibliothèque, le CLSC du village, un centre de la petite enfance et, possiblement, des commerces connexes comme une pharmacie. Le tout à un coût évalué entre 8 et 12 millions $.

Pour l'instant, le projet demeure à un stade embryonnaire, selon M. Merleau. Toutefois, certains croient que sa réalisation aurait un impact négatif sur les finances de la municipalité. «C'est un risque énorme pour une petite municipalité comme la nôtre. Ça pourrait être désastreux», soutient Louise Schnubb.

Pas de risques inutiles

Pour l'instant, la municipalité de Low a mis 800 000 $ de côté pour sauver l'école St Michael's, dont la vétusté du bâtiment menace la survie. Le CLSC de Low pourrait également fermer ses portes en raison de ses infrastructures vieillissantes.

«De la menace de fermeture d'une école et de la menace de la fermeture du CLSC a émergé la possibilité de faire un projet qui sort de l'ordinaire», affirme le préfet de la MRC.

Michel Merleau soutient que l'investissement de la MRC pourrait toutefois augmenter si elle réussit à obtenir des subventions issues de programmes paritaires avec le fédéral ou le provincial.

Conscient de l'inquiétude de résidents de Low, M. Merleau assure que ce complexe ne verra pas le jour sans garanties d'un partenaire privé, de la commission scolaire Western Québec et du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais.

«Si la rentabilité n'est pas là, on n'y sera pas», dit-il.

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