L'histoire sur toutes les lèvres

Mettre en valeur le patrimoine régional, ça ne... (Martin Roy, Archives LeDroit)

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Mettre en valeur le patrimoine régional, ça ne coûte pas nécessairement cher. Et ce n'est pas si compliqué non plus, souligne la commissaire en développement de la MRC du Pontiac, Émilie Chazelas.

Martin Roy, Archives LeDroit

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L'histoire de la région retrouvait une importante tribune samedi à la Maison du citoyen pour les deuxièmes Rencontres du patrimoine.

L'événement qui doit avoir lieu sur une base biennale permettait à des historiens amateurs et professionnels de la région de partager leurs plus récentes trouvailles. Durant cette journée, les passionnés d'histoire ont pu entendre parler des cimetières de Bowman, du pont des Chaudières, des rapides Deschênes et du Seigniory Club de la Petite-Nation.

Selon la présidente de la Société Pièce sur pièce et organisatrice de l'événement, Manon Leroux, l'objectif était non seulement d'entendre ces découvertes, mais aussi de présenter des gens actifs dans leur milieu en ce qui a trait à la protection du patrimoine. Des gens comme la commissaire en développement de la MRC du Pontiac, Émilie Chazelas.

Cette dernière a parlé d'une initiative récemment présentée aux élus de la MRC. Il s'agit d'un guide expliquant comment mettre en valeur l'histoire locale et pourquoi il est important de le faire. Le guide accompagne un inventaire du patrimoine bâti de la MRC.

«L'idée, c'était de dire aux élus comment ils peuvent utiliser leur patrimoine pour faire du développement, de la revitalisation pour le coeur de vos villages, explique Mme Chazelas. Ç'a permis d'atténuer certaines peurs parce que dans la tête des élus, le patrimoine, ça coûte cher et c'est compliqué.»

Émilie Chazelas espère que son témoignage inspirera d'autres citoyens à agir et à sensibiliser leurs élus locaux au potentiel de miser sur le patrimoine.

Selon Mme Leroux, c'est justement pour cette raison que ces types de conférences ont été planifiées, samedi.

Malgré certains obstacles comme l'absence d'une faculté d'histoire régionale, Manon Leroux constate une prise de conscience au cours des dernières années en Outaouais par rapport au patrimoine. Elle espère d'ailleurs que les Rencontres contribueront à accentuer cette tendance.

«Il n'y avait pas beaucoup de fierté par rapport au patrimoine de l'Outaouais. Beaucoup de méconnaissance, en partie parce qu'il y a beaucoup de gens qui ne viennent pas de la région. [...] Il y a toutes sortes de choses qui apparaissent, une vague qui commence enfin à se lever.»

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