Mieux trier pour moins gaspiller

Chloé Gourde a aidé les étudiants du Cégep... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Chloé Gourde a aidé les étudiants du Cégep de l'Outaouais à trier leurs déchets.

Etienne Ranger, LeDroit

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Poubelles bloquées, rebuts au plancher, smoothies aux fruits défraîchis et petites bouchées concoctées à partir d'aliments destinés aux conteneurs à déchets. Voilà ce qui attendait des étudiants du Cégep de l'Outaouais, mercredi midi, afin de leur faire réaliser l'importance de chaque petit geste pour l'environnement.

Les étudiants du campus Gabrielle-Roy, dans le secteur Hull, se sont butés à des poubelles bloquées à la cafétéria, ce qui les a forcés à faire le tri de leurs rebuts sur de grandes toiles étendues au sol, le tout sous le regard attentif de Chloé Gourde, coordonnatrice chez Environ Éduc-Action.

« Il y a quand même beaucoup d'erreurs, a-t-elle observé. Les étudiants du cégep ne savent pas toujours que leur vaisselle est compostable, donc ça c'est une erreur majeure, sinon il y a aussi le papier d'aluminium, ils ne savent pas que c'est recyclable. »

Une fois le tri correctement effectué, la pile de déchets ultimes était - et de loin - beaucoup moins grosse que celles destinées au compost et au recyclage. Cette tendance est observée dans toutes les écoles où se promène Enviro Éduc-Action, affirme Mme Gourde, puisqu'en général, « entre 80 et 90 % des déchets sont recyclables ou compostables ». 

À quelques pas de cette zone de tri, les étudiants pouvaient déguster un smoothie préparé avec des fruits défraîchis, une collation offerte dans l'espoir qu'une fois rendus à la maison, les jeunes penseront à faire de même avec leurs bananes brunies, leurs pommes amochées ou leurs fraises ramollies.

Un peu plus loin, Cynthia Macameau et son équipe de l'escouade anti-gaspillage alimentaire en Outaouais servaient des bouchées préparées avec des aliments qui devaient, en théorie, aboutir loin de tout estomac, « pour des raisons de marketing » ou encore par « manque de fraîcheur ». Mme Macameau n'a pas manqué de souligner que « 51 % de la nourriture gaspillée provient des ménages, et non des restaurants et des supermarchés ».

Au kiosque de Moisson Outaouais, le travailleur communautaire Patrick Morin expliquait quant à lui aux jeunes la distinction entre date d'expiration et date de péremption, tout en leur montrant comment juger si le contenu d'une boîte de conserve endommagée peut être mangé ou non.

Compostage

Odile Gauthier-Plamondon, étudiante qui s'implique pour la cause environnementale, a notamment collaboré à l'implantation de bacs pour récupérer les matières compostables au Cégep de l'Outaouais, et tente chaque jour de sensibiliser la communauté collégiale au fait que chaque petit geste compte. Quatorze bacs ont été installés, il y a de cela près d'un an. La Ville de Gatineau s'occupe de la collecte, mais l'établissement doit débourser 463 $ par bac sur une base annuelle.

De nouvelles règles municipales forceront d'ailleurs les Gatinois à élever d'un cran leur conscience verte au cours des prochaines années. Chloé Gourde affirme à cet égard qu'Enviro Éduc-Action est « fier que la Ville de Gatineau ait adopté un plan aussi ambitieux » qui permettra notamment aux écoles et aux garderies d'avoir accès gratuitement au service de collecte des matières recyclables et compostables.

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