Davantage de sécurité, mais encore deux voies sur l'autoroute 50

Dans son rapport sur la mort de Cédric... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Dans son rapport sur la mort de Cédric Morency, tué dans une collision frontale sur l'autoroute 50 en 2014, le coroner avait fait quelques recommandations au MTQ.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Deux ans après la mort d'un jeune homme lors d'une collision frontale sur l'autoroute 50, Québec annonce des travaux pour y améliorer la sécurité, entre la fin des chaussées séparées et L'Ange-Gardien. Les élus régionaux évitent toutefois d'évoquer un échéancier pour un élargissement à quatre voies, un projet qui demeure «sous analyse».

Dans son rapport sur la mort de Cédric Morency, 23 ans, en avril 2014, le coroner Paul G. Dionne avait souligné que la zone de l'autoroute 50 située entre les kilomètres 160 et 174 «est à l'origine de plusieurs accidents, dont certains mortels, depuis quelques années».

Le coroner avait recommandé au ministère des Transports du Québec (MTQ) «de revoir la problématique de cette portion de l'autoroute et d'apporter les modifications appropriées (éclairage? Bande entre les deux voies? Etc.) si jugé à propos».

En annonçant les détails des investissements routiers pour 2016-2018, les députés de la région ont souligné que des améliorations seront réalisées pour répondre à cette recommandation. Dans le cadre de travaux qui coûteront entre un et cinq millions de dollars, un système d'éclairage sera installé entre la fin des chaussées séparées, dans le secteur Buckingham, et l'échangeur du chemin Doherty, à L'Ange-Gardien. Des feux de circulation seront aussi installés aux bretelles de l'échangeur du chemin Lépine.

Élargissement «sous analyse»

Lors de la plus récente campagne électorale, le premier ministre Philippe Couillard avait ouvert la porte à un élargissement à quatre voies de l'autoroute 50.

«Si c'est une question de sécurité des gens, on ne fera pas de compromis là-dessus, avait-il lancé. Si les chiffres se confirment, il va falloir agir. On va voir la situation. Certainement, il faut que cette autoroute-là soit complétée.»

La ministre responsable de l'Outaouais, Stéphanie Vallée, assure que le projet est toujours sur la table, puisque le flot de circulation s'accroît d'année en année. Impossible toutefois pour elle de parler d'un échéancier, puisque «les experts» doivent d'abord se pencher sur la question.

«Il y a toujours une analyse au niveau des besoins et au niveau des travaux d'amélioration, dit-elle. [...] Il y aura un système d'éclairage qui va permettre d'améliorer la sécurité, mais les travaux d'analyse sont toujours en cours. Évidemment, on est préoccupé et on souhaite évidemment améliorer le bilan routier. [...] Maintenant, des travaux d'envergure de réfection des axes routiers comme la 50 ou comme l'autoroute 5, ça ne se fait pas en claquant des doigts, alors la volonté est là, et c'est pour ça qu'il y a des travaux d'analyse qui se font.»

Son collègue député de Papineau, Alexandre Iracà, a lui aussi démontré de l'intérêt pour un élargissement à quatre voies, mais souhaite d'abord attendre les résultats des analyses.

«On ne dit jamais non, a-t-il mentionné. Mais il faut savoir qu'un kilomètre d'autoroute, ça coûte un million, alors si on fait 10 kilomètres, c'est 10 millions, et à ce moment-là, il faut y aller une étape à la fois.»

Des pourparlers sont par ailleurs en cours pour l'éventuelle ouverture d'une halte routière. La préfète de la municipalité régionale de comté de Papineau, Paulette Lalande, a indiqué qu'un promoteur privé est «sérieusement» intéressé par un projet de halte sur la route 323, à Notre-Dame-du-Bonsecours. 

«Je pense que ça devrait se réaliser cette année», a déclaré Mme Lalande.

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