Gens d'affaires en colère à Grand-Remous

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Les pourvoiries se trouvent devant un choix difficile, explique Nicolas Chaussé, surtout celles aux abords du lac Baskatong, un lieu prisé par les amateurs de pêche et de plein air.

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Les gens d'affaires de la municipalité de Grand-Remous se regroupent actuellement pour contester une hausse de taxes foncières adoptées par le conseil municipal en février, une facture doublée pour certains d'entre eux.

Les élus municipaux ont décidé d'augmenter la contribution exigée pour les bâtiments à usage non résidentiel ou industriel. La taxe foncière passe ainsi de 0,64 $ en 2015 à 1,47 $ (immeubles non résidentiels) et 1,58 $ (immeubles industriels) par tranches de 100 $ au rôle d'évaluation. 

En calculant toutes les taxes liées à la valeur de la propriété, on parle donc de hausses de 96,14% (immeubles non résidentiels) et 107,87% (immeubles industriels) du compte de taxes.

«À Grand-Remous, si on veut, la seule industrie qui est vraiment dynamique, c'est la pourvoirie, le tourisme. Les moulins à scie ont fermé. Surtout l'été, c'est les pourvoiries qui amènent toute l'activité économique. Beaucoup de commerçants sont fâchés parce qu'on attaque notre seule activité économique», soutient Nicolas Chaussé, un porte-parole du regroupement de gens d'affaires.

Les pourvoiries se trouvent devant un choix difficile, explique M. Chaussé, surtout celles aux abords du lac Baskatong, un lieu prisé par les amateurs de pêche et de plein air. Pour éponger cette hausse de taxes, les frais de location pour les terrains de camping ou les chalets devraient être haussés de plusieurs dizaines de dollars, voire des centaines, selon lui.

La pourvoirie Pine Grove est particulièrement affectée par cette hausse de taxes, affirment les nouveaux propriétaires, Catherine Plouffe et Franck Leitner.

Le couple s'est porté acquéreur des lieux à la fin de l'année 2015. Ils n'ont pas été en mesure de planifier une telle hausse de taxes dans leur budget et se trouvent dans une position difficile face à leurs créanciers.

«On s'était bien renseignés sur tous les frais [...], mais une hausse de plus 90% du compte de taxes, c'est dur à planifier», affirme Mme Plouffe.

«Moi ce qui me tracasse un peu, c'est plus à quoi est-ce qu'on peut s'attendre pour l'an prochain? On ne sait pas ce qui va nous tomber dessus», souligne M. Leitner.

Le couple affirme qu'ils réussiront à boucler leur budget, mais déplore devoir utiliser l'argent qu'ils réservaient pour du marketing, notamment afin de développer un marché européen.

Le maire de Grand-Remous, Gérard Coulombe, n'a pu être joint par LeDroit afin de fournir des explications sur ce qui force la municipalité à adopter de telles hausses de taxes.

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