L'humeur des internautes décodée

L'équipe de la professeure Diana Inkpen développe, avec... (Etienne Ranger, LeDroit)

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L'équipe de la professeure Diana Inkpen développe, avec son équipe et ses étudiants, des algorithmes pouvant détecter et surveiller les personnes présentant des risques de problèmes en santé mentale.

Etienne Ranger, LeDroit

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Un internaute en pâmoison devant un soleil couchant, des bas de laine devant le feu de foyer avec «un verre de vino», puis un commentaire disant que la vie est belle. Ou encore une pensée sur la vie difficile, «la maudite collègue» ou «cette maudite maladie». Facebook, Instagram et Twitter regorgent de ces morceaux de vie. Pour la professeure Diana Inkpen, de la Faculté de génie de l'Université d'Ottawa, il s'agit de données pouvant être très utiles pour les intervenants en santé mentale.

L'équipe de Mme Inkpen développe, avec son équipe et ses étudiants, des algorithmes pouvant détecter et surveiller les personnes présentant des risques de problèmes en santé mentale. Son projet a reçu une subvention de trois ans du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG).

«Pour l'instant, nous analysons le texte, explique-t-elle. Peut-être que ce sera possible, un jour, de traiter l'image.»

Par exemple, un abonné Facebook décrit une situation difficile, une colère ou une frustration. L'algorithme, lorsqu'il sera entièrement développé, pourrait permettre aux spécialistes de prévoir des risques chez certains patients.

Le but est d'appliquer des «méthodes de forage» des données des médias sociaux et d'analyser des sentiments pour repérer les personnes présentant des risques et surveiller l'état mental de la population.

«Les gens, à la fin d'un traitement, cessent parfois de donner de leurs nouvelles. Peut-être qu'en analysant les emoticoans, les changements de comportements ou d'habitudes sur les réseaux sociaux, on obtiendra des données précieuses pour les spécialistes traitants.»

Il pourrait être plus facile, selon un autre exemple fourni par la professeure, de déceler une situation difficile pour un adolescent qui subit l'intimidation à l'école, et qui en parle à mots couverts sur Facebook.

Le reste de l'équipe est formée de scientifiques de l'Université d'Ottawa, de l'Université de l'Alberta et de l'Université de Montpellier en France.

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