L'Outaouais, champion québécois du compostage

Le taux de compostage des familles outaouaises a... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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Le taux de compostage des familles outaouaises a fait un bon spectaculaire, plaçant la région au sommet du palamarès québécois.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Le taux de compostage des ménages a connu «un bond spectaculaire entre 2007 et 2013» dans la portion centrale de l'Outaouais, qui se classe au sommet du palmarès des régions métropolitaines de recensement (RMR) du Québec.

Des données provenant de Statistique Canada qui ont été présentées mercredi dans un bulletin de l'Institut de la statistique du Québec (ISQ) montrent que le taux global de compostage a atteint 76%, en 2013, chez les ménages de la partie québécoise de la RMR d'Ottawa-Gatineau. Cette dernière comprend les municipalités de Gatineau, Val-des-Monts, Cantley, La Pêche, Chelsea, Pontiac, L'Ange-Gardien, Val-des-Bois, Notre-Dame-de-la-Salette, Bowman, Mayo et Denholm.

Il s'agit d'un gain de 34 points de pourcentage par rapport à 2007, une amélioration qui permet au maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, de dire fièrement que la Ville assume un bon «leadership» dans le domaine.

Tout juste derrière la partie québécoise de la RMR d'Ottawa-Gatineau, on retrouve Sherbrooke, avec un taux global de compostage des ménages de 75%. Suivent, dans l'ordre, les RMR de Québec, Trois-Rivières, Montréal et Saguenay. À l'échelle provinciale, pour 2013, le taux global de compostage des ménages était de 45%.

Selon le bulletin de l'ISQ, la hausse marquée du taux de compostage observée en Outaouais s'explique notamment par l'implantation de la collecte des matières organiques putrescibles par la Ville de Gatineau, en 2010, et par l'interdiction de se débarrasser des résidus verts par le biais de la collecte des ordures ménagères.

Miser sur la sensibilisation

Du travail reste tout de même à faire pour augmenter la quantité de résidus alimentaires amassés dans le cadre de la collecte de la Ville de Gatineau.

L'ISQ souligne à cet égard que selon les données 2013 de la municipalité, «dans les maisons unifamiliales, seuls 47% des résidus de cuisine auraient été placés dans le bac brun», un pourcentage qui passe à 14% pour les immeubles comptant de trois à huit logements. Selon des études réalisées la même année, la moitié des Gatinois desservis par la collecte des bacs bruns y participent sur une base régulière.

La quantité totale de matières compostables amassées lors des collectes sur le territoire gatinois au cours des deux dernières années est d'ailleurs légèrement moins élevée qu'en 2013.

Alors que les grandes lignes du prochain Plan de gestion des matières résiduelles de Gatineau doivent être présentées le mois prochain, Maxime Pedneaud-Jobin admet qu'il y a place à l'amélioration.

La solution passe par la sensibilisation, dit-il, bien plus que par la répression. 

La municipalité doit ainsi trouver «comment inciter les citoyens à en faire plus», estime le maire, tout en essayant d'augmenter la participation des ménages vivant dans des immeubles multilogements. D'autres options, comme l'utilisation de sacs de plastique biodégradables pour rassembler les résidus de cuisine, pourraient également être envisagées.

Alors que la Ville de Québec se dirige vers une collecte mixte des ordures ménagères et des matières compostables dans un même bac, M. Pedneaud-Jobin note que les trois bacs sont là pour rester à Gatineau. 

L'exclusivité du bac brun pour les résidus alimentaires permet notamment d'assurer un compost de meilleure qualité, souligne-t-il.

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