Bisbille entre les élus de Pontiac

«Depuis que M. McCann fait face à une procédure... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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«Depuis que M. McCann fait face à une procédure de destitution pour avoir défié l'autorité du DGEQ, il essaie de transformer le conseil municipal en cirque», estime le maire Roger Larose.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Les tensions sont vives au conseil de la municipalité de Pontiac. Les divergences entre les élus ont culminé dans les dernières semaines, alors que des recours ont été entrepris pour invalider l'élection du conseiller et ex-maire Edward McCann.

Défait à la mairie en 2013, M. McCann s'est trouvé sous la loupe du Directeur général des élections du Québec (DGEQ) en raison d'une dette de 4100$ impayée après sa campagne. Edward McCann conteste toutefois le jugement du DGEQ, plaidant que ces dépenses proviennent de ses fonds personnels.

Lorsque le conseiller Denis Dubé a remis sa démission l'an dernier, M. McCann affirme avoir reçu l'autorisation du DGEQ afin de se porter candidat à l'élection partielle du 8 novembre 2015, scrutin qu'il a remporté.

Un mois plus tard, afin de «veiller à préserver l'intégrité du système électoral de la municipalité», le maire Roger Larose et les conseillers Brian Middlemiss, Thomas Howard et Nancy Draper-Maxsom ont appuyé une résolution pour faire invalider l'élection de M. McCann.

Le principal intéressé parle d'un geste excessif de la part de ses collègues du conseil. «Le maire n'était pas content du résultat et il a pris une action contre moi», peste Edward McCann.

Les conseillers Jean Amyotte et Inès Pontiroli ont refusé d'appuyer cette résolution. Au cours des derniers mois, ces deux élus - en compagnie de M. McCann - ont voté à quelques reprises contre les résolutions proposées par leurs quatre collègues du conseil.

Ce fut le cas le 8 décembre dernier, quand est venu le temps d'autoriser la vente d'actifs de la municipalité. Ils se sont opposés puisque le mari de la conseillère Draper-Maxsom était parmi les soumissionnaires pour acheter une camionnette, une niveleuse et un camion lourd. Melvin Maxsom a remporté cette troisième enchère - un Western Star C 1500, modèle 1982 - pour la somme de 1253,86$ avant taxes.

Nancy Draper-Maxsom s'étant retirée de la table pour le vote, la proposition a été rejetée. La résolution est cependant revenue à la table du conseil une semaine plus tard, cette fois, en l'absence de M. Amyotte. La vente a été autorisée.

La transaction n'enfreint aucune loi, souligne le porte-parole de la municipalité, Dominic Labrie. Les actifs avaient été soumis à l'enchère, notamment à l'aide de publicités dans des publications de la région, et les soumissions se trouvaient dans des enveloppes scellées.

Edward McCann croit tout de même qu'il s'agit d'un cas de conflit d'intérêts. «C'est facile de dire que Mme Maxsom n'était pas présente au moment du vote, mais [...] elle est membre du comité d'administration et des finances qui décide de vendre l'équipement. Je ne suis pas avocat, mais pour moi, c'est clair qu'il y a un conflit d'intérêts.»

Le maire Larose a refusé d'accorder une entrevue au Droit sur ces questions. Il a toutefois envoyé une courte déclaration par courriel. «Depuis que M. McCann fait face à une procédure de destitution pour avoir défié l'autorité du DGEQ, il essaie de transformer le conseil municipal en cirque en lançant des accusations gratuites. Je n'ai pas l'intention de me laisser distraire par ces jeux politiques. [...] Le processus a été mené avec impartialité par les fonctionnaires. Plusieurs citoyens ont présenté une offre. Les enveloppes scellées ont été ouvertes devant public et on se devait d'y aller avec la meilleure offre pour les contribuables.»

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