L'autoroute 50 toujours sans nom

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Le projet de baptiser la voie rapide en l'honneur de Maurice Richard semble mort et enterré.

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L'autoroute 50 ne risque pas de changer d'appellation à court terme. Le projet de nommer la voie rapide reliant Gatineau à Mirabel en l'honneur de Maurice Richard, mis sur la table il y a plus d'un an par Claude Bonhomme et André Guibord, semble mort et enterré.

L'ancien conseiller hullois Claude Bonhomme et l'homme d'affaires gatinois André Guibord avaient relancé en novembre 2014 la proposition de nommer l'autoroute 50 en l'honneur du légendaire numéro 9 du Canadien de Montréal. L'idée avait été originellement proposée en 2000 par la Ville de Hull, mais s'était retrouvée au rencart dans la foulée des fusions municipales de 2001.

Claude Bonhomme a confirmé au Droit que les deux hommes mettaient un terme à leurs efforts dans ce dossier. M. Bonhomme impute l'échec du dossier au cabinet du maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin. L'ancien échevin et M. Guibord avaient approché le maire à l'automne 2014 pour faire des représentations auprès de Québec afin de mousser la candidature de l'autoroute Maurice-Richard.

Le 18 novembre 2014, les élus gatinois ont plutôt adopté une résolution visant à acheminer une demande pour déclencher à court terme un processus de dénomination de l'autoroute 50 auprès de la Commission de toponymie du Québec (CTQ), lequel comprendrait un appel de propositions et une consultation publique afin que plusieurs noms soient analysés.

«On avait pensé bon de demander à la Ville puisque la démarche initiale avait été acheminée via une résolution de la Ville de Hull. On nous a fait croire qu'on marchait avec nous, mais on s'est fait rouler par le bureau du maire, c'est pas plus compliqué que ça», affirme aujourd'hui M. Bonhomme.

Celui-ci a eu du mal à digérer la décision du conseil qui aurait dû en être une de «soutien» et non de délégation à la CTQ, selon lui.

«La résolution indiquait qu'on allait étudier l'affaire, mais c'était un enterrement de première classe. J'ai fait 20 ans de politique et ce que ça voulait dire, c'est qu'on renvoyait ça aux calendes grecques. C'était une résolution fourre-tout. À ce moment-là, moi et André on a arrêté ça. [...] Si la Ville n'est pas là, ça ne sert absolument à rien», indique M. Bonhomme.

Ce dernier mentionne qu'il ne reviendra pas à la charge puisqu'il a assez donné de son temps dans ce dossier. Les deux hommes avaient approché plusieurs acteurs politiques et organismes de la région dans leurs démarches, à la fin 2014, afin d'obtenir des appuis.

Aucune demande à la Commission de toponymie

Au cabinet du maire de Gatineau, on nous a référé à la résolution qui avait été adoptée le 18 novembre 2014.

Maxime Pedneaud-Jobin avait opté pour la prudence à l'époque en déclarant qu'il était plus sage de demander à la CTQ de prendre le dossier en charge. «Il faut aborder ce genre de débat avec prudence. Certains noms ont déjà été prononcés, mais il peut y avoir d'autres idées. Que la commission fasse un travail de consultation au cours de laquelle toutes les idées seront exprimées», avait-il dit.

Or, le porte-parole de la Commission de toponymie du Québec, Jean-Pierre Le Blanc, confirme qu'aucune demande officielle n'a jusqu'à ce jour été déposée pour lancer officiellement le débat sur la nomination de l'autoroute 50. La prochaine rencontre des commissaires est prévue à la fin février et le cas de la 50 n'est pas à l'ordre du jour.

«La résolution (de la Ville de Gatineau) demandait que la Commission prenne les devants et suggère des noms, mais c'est plutôt rare que ça arrive. C'est quelque chose de possible, mais pour l'instant, la Commission a préféré attendre de voir s'il y a d'autres projets. Généralement, ce sont les citoyens qui vont déposer une demande d'officialisation», a indiqué M. Le Blanc au Droit.

Rappelons que les noms de Guy Lafleur, Louis-Joseph Papineau et Pat Burns, en plus de celui de Maurice Richard, avaient été apportés sur la place publique, l'hiver dernier, pour faire l'objet de discussions sur l'appellation à donner au lien autoroutier aménagé entre l'Outaouais et la grande région de Montréal.

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