Camping du lac Philippe: trop cher au goût de la CCN

Aux prises avec une baisse de fréquentation importante et des infrastructures... (Archives, La Presse)

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Paul Gaboury
Le Droit

Aux prises avec une baisse de fréquentation importante et des infrastructures désuètes, le camping du lac Philippe, dont le design remonte aux années 1960, a grand besoin d'être modernisé. Pour les membres du conseil d'administration de la Commission de la capitale nationale (CCN), par contre, le projet de modernisation de 6 millions $ proposé par la direction pour soulève trop de questions.

Certains membres du conseil de la CCN jugent que la facture est trop salée, et remettent en question la pertinence pour la CCN d'être impliquée dans un camping dans le parc. Le vote sur l'approbation des grandes orientations du projet, qui devait avoir lieu le mois dernier, a donc été reporté à une date ultérieure.

Pour le maire de La Pêche et préfet de la MRC des Collines-de-l'Outaouais, Robert Bussière, la modernisation du camping du lac Philippe est nécessaire pour le développement économique et touristique de la région. Il remet en question l'hésitation du conseil d'administration de la CCN d'investir dans cet attrait touristique important, alors que l'investissement serait récupéré en l'espace de 12 à 18 ans, avec les nouveaux revenus générés, selon les documents de la société d'État.

«Le camping du lac Philippe est désuet et a besoin d'investissements, car les clients veulent un camping avec de nouveaux attraits et des services comme on retrouve ailleurs. Si on veut attirer des touristes, il faut investir. Et plus on attend, plus ça va coûter cher. Quand tu viens d'ailleurs, comme certains membres du conseil d'administration de la CCN, tu ne peux connaître les besoins d'une région où tu n'habites pas. Moi, je ne connais pas les besoins de Vancouver», a expliqué le maire Bussière.

Lors de la présentation au conseil, les responsables de la CCN ont expliqué qu'au cours des quatre dernières années, le camping a connu une baisse de fréquentation estivale de plus de 20%, surtout pour le secteur réservé aux tentes et tentes-roulottes. Plusieurs infrastructures, comme le dépanneur, sont à la fin de leur cycle de vie.

 Le camping ne répond plus à la nouvelle tendance pour augmenter le niveau de confort des campeurs. La durée des séjours est limitée par l'absence d'emplacements adaptés aux véhicules récréatifs offrant l'électricité et l'eau courante. 

Le plan proposé visait à équiper près de la moitié des emplacements de camping avec l'électricité et l'eau, ajouter 10 à 15 prêts-à-camper, été comme hiver, et la construction d'un bâtiment central où seraient regroupés le dépanneur, un abri pour les campeurs et un centre de location d'équipements. L'aménagement paysager serait refait pour accueillir plus de véhicules récréatifs et créer davantage d'intimité pour les campeurs. Enfin, la mise en marché du camping devrait être refaite, en ciblant des clientèles cibles.

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