L'incertitude se prolonge pour une femme menacée de déportation en Syrie

Dima Siam, la mère, Mohammed Al-Rayan, le père,... (Martin Roy, archives LeDroit)

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Dima Siam, la mère, Mohammed Al-Rayan, le père, ainsi que leurs trois enfants Baraa (5 ans), Ahmad et Anas (6 ans).

Martin Roy, archives LeDroit

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Depuis plus d'un an, Dima Siam vit le stress de ne pas savoir ce que l'avenir lui réserve. Une récente décision de la Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada (CISR) est venue prolonger l'incertitude pour cette mère de famille.

En janvier 2015, un avis de déportation vers la Syrie lui était envoyé par le gouvernement canadien après que sa demande pour accéder au statut de citoyenne ait été refusée. Son mari, Mohammad Al Rayyan (un citoyen canadien), insiste depuis des mois qu'il s'agissait d'une simple erreur de sa part.

Le formulaire avait été envoyé en 2012 alors qu'il venait d'obtenir un emploi, quelques semaines après l'entrée au pays de la famille qui a fui la guerre en Syrie. Bien qu'il occupe toujours cet emploi aujourd'hui, au moment de remplir le formulaire, les revenus de M. Al Rayyan étaient insuffisants pour pallier aux besoins de sa famille.

Depuis janvier 2015, donc, la famille tente de faire renverser cet avis de déportation qui est présentement suspendu en raison de la guerre en Syrie. Après des mois d'attente, CISR a annoncé à la famille qu'elle refuse de traiter sa demande d'examen des risques afin d'obtenir asile au Canada, tant que son avis de déportation sera suspendu.

La famille a pris la nouvelle à la dure, elle qui espérait pouvoir enlever un poids de ses épaules, elle doit plutôt continuer de vivre dans l'incertitude.

«Je me sens traitée comme une criminelle même si je suis pacifique, comme une terroriste même si je suis une musulmane modérée, comme une ignorante même si je suis une diplômée universitaire, a indiqué Dima Siam. J'avais tellement de rêves en arrivant ici [...], je ne suis pas certaine de comprendre comment ce qu'on me fait vivre m'aidera à m'intégrer au Canada.»

Le consultant en immigration de Mme Siam, Rami Al Saqqa, affirme n'avoir jamais vu une telle situation au courant de sa carrière. Il s'explique mal pourquoi le statut de sa cliente n'a toujours pas été mis au clair. «La situation en Syrie peut changer et la déportation peut être appliquée à tout moment, explique M. Al Saqqa. Mohammad Al Rayyan rencontre les exigences pour être considéré un parrain pour un réfugié. Il a un revenu stable, il est capable de pallier aux besoins de sa famille. Si Mme Siam avait une forme de permis pour travailler, ça ne ferait que les aider.»

Le bureau de la députée d'Ottawa-Ouest-Nepean, Anita Vandenbeld, est également impliqué dans les démarches de la famille pour assurer que Dima Siam ne soit pas séparée de son mari et de ses enfants.

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