Tous les yeux rivés sur les plaines

Des citoyens ont profité de la consultation publique... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Des citoyens ont profité de la consultation publique pour souligner les éléments qui les charmaient dans chacun des deux projets.

Etienne Ranger, LeDroit

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Il ne fait aucun doute que la revitalisation des plaines LeBreton suscite l'intérêt des citoyens d'Ottawa et de Gatineau. À preuve, c'était plus que salle comble et les questions ont fusé de toutes parts mardi soir dans le hall d'entrée du Musée canadien de la guerre lors de la première de deux soirées de consultation publique organisées par la CCN.

Flanqués devant un auditoire attentif, des représentants des deux consortiums retenus pour la métamorphose de ce secteur névralgique ont répondu aux nombreuses interrogations et préoccupations du public. Plusieurs en ont profité pour dire ouvertement les éléments qui les charmaient dans chacun des deux projets. 

Habitant dans le quartier Centretown Ottawa mais empruntant le pont des Chaudières cinq jours par semaine parce qu'elle travaille sur la rive gatinoise, Marie-Claire Bouthillier estime que peu importe le projet sélectionné, les communautés des deux côtés de la rivière pourront se rapprocher. 

«Je trouve que souvent, chacun retourne à la maison après avoir travaillé près de la rive, d'un côté comme de l'autre. Il y a comme cette espèce de no man's land qui se créé au milieu, alors qu'il y avait du développement, c'est déjà un grand pas vers l'avant. [...] Les deux projets sont intéressants car ils ont des approches relativement différentes. Celui de DCDLS semble plus axé sur la convivialité, sur la beauté de l'architecture et du design, alors qu'à la première impression, je trouve que le projet de RendezVous semble plus fonctionnaliste, efficace. Honnêtement, dans un monde idéal, je ferais un mélange des deux projets», a-t-elle lancé au Droit. 

Résidente du quartier avoisinant les plaines LeBreton depuis 24 ans, Clarissa Brocklehurst soutient avoir quelques réserves même si elle juge que les deux projets sont fantastiques et qu'il était ridicule que la capitale du pays n'exploite pas ce secteur. 

«Ma préoccupation première est que je trouve qu'aucune des deux options ne semblent refléter ce qu'on trouve déjà aux abords des plaines, par exemple les petites maisons de brique rouge qu'on retrouve sur l'avenue Lorne. Il n'y a aucune référence à ce patrimoine bâti là», affirme-t-elle, avouant avoir un petit faible pour les bâtiments de moindre hauteur proposés dans le projet RendezVous.

Louise Radmore, qui réside dans le quartier Westboro, avoue préférer de loin la proposition du consortium DCDLS.

«J'ai vraiment l'impression que ça ressemble davantage à une place publique. J'aime le fait que ça semble être un projet multifonctionnel qui plaira à tous, autant les gens seuls que les familles. Je suis une fan de hockey, mais il faut davantage qu'un aréna. Et même si l'autre idée est très bonne aussi, ça semble être davantage un projet de développement de condos entourés de quelques parcs», dit-elle.

La CCN donne à nouveau rendez-vous aux citoyens mercredi soir pour une deuxième soirée de consultation publique. Les intéressés peuvent également faire part de leurs commentaires en ligne jusqu'au 8 février.

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