Le prix des baux de villégiature bondit de plus de 220%

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En Outaouais, la hausse moyenne du prix des baux de villégiature atteint 222%.

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La mobilisation s'organise en Outaouais, où les propriétaires de chalets et de camps de chasse érigés sur des terres de la Couronne doivent encaisser une hausse de loyers de plus de 220%.

Depuis le 1er janvier, près de 42 000 baux de villégiature du Québec sont assujettis à la nouvelle tarification exigée par le ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles. À l'échelle provinciale, le coût annuel moyen du loyer sur les terres publiques a bondi de 167% et des hausses sont prévues chaque année jusqu'à 2020, dans le cadre de la refonte de la réglementation par le gouvernement Couillard.

Dans l'évaluation de sa nouvelle grille tarifaire, le gouvernement a pris en considération la superficie des terrains ciblés et leur proximité avec un plan d'eau, de même qu'avec les pôles urbains. Selon le Regroupement de locataires de terres publiques (RLTP) du Québec, le coût de location moyen d'un bail passera de 429$ en 2009, à 1144$ en 2020.

Pour la grande région de l'Outaouais, qui compte environ 1400 baux de villégiature, la hausse moyenne du loyer atteint 222%. Maniwaki, avec son augmentation globale de 350%, fait partie des régions les plus affectées. Fort-Coulonge, Val-des-Monts, La Pêche et Chénéville sont aussi touchées.

«Les gens sont mécontents. On s'est fait imposer cette augmentation. On a demandé des rencontres avec le ministère et on s'est fait flusher à la dernière minute», peste Jacques David, président du RLTP pour l'Outaouais-Laurentides.

Une demande de moratoire logée à l'Assemblée nationale a été réclamée l'automne dernier par le regroupement, qui souhaite la tenue de consultations publiques sur le sujet.

Le RLTP de l'Outaouais-Laurentides tiendra une soirée d'information ouverte au public, le 4 février, à la salle des Chevaliers de Colomb située sur le boulevard de La Gappe, à Gatineau. Plus de 550 envois postaux ont été effectués par l'association, afin d'inviter les propriétaires concernés.

Selon M. David, l'objectif est de mobiliser les villégiateurs, pêcheurs et chasseurs afin de faire pression sur le gouvernement. «Ce qui est plate, dit-il, c'est que si la hausse reste en place, on va revenir à des clubs privés de chasse et pêche comme dans le temps. Il y a des gens qui vont à leur camp une ou deux fois par année et qui vont vendre leur place parce que ça devient trop lourd à payer. Les camps vont être réservés pour les plus riches.»

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