Greyhound donne un coup de frein en Outaouais

La redynamisation des secteurs ruraux de l'Outaouais vient de subir un dur coup. (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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La redynamisation des secteurs ruraux de l'Outaouais vient de subir un dur coup.

À partir du 29 février, la compagnie Greyhound cessera son transport interurbain les jours de semaine entre Laval et Gatineau, par la route 148, ainsi que son trajet reliant Maniwaki et Grand-Remous à Ottawa.

La Commission des transports du Québec (CTQ) vient d'autoriser deux modifications au permis d'exploitation de l'entreprise dont le siège social est situé à Dallas, au Texas.

Les impératifs économiques de l'entreprise américaine font mal à la Vallée-de-la-Gatineau et à l'est de l'Outaouais. Au moins 17 municipalités sont touchées.

Devant la CTQ, le directeur des opérations sur les lignes Montréal-Ontario de Greyhound, Wayne Binda, a fait part «du faible achalandage des passagers utilisant ces lignes, des démarches faites pour obtenir les subventions gouvernementales et des discussions ayant eu lieu auprès des intervenants locaux afin de trouver des solutions».

La compagnie affirme que son service est déficitaire sur les deux lignes, enregistrant des pertes annuelles de 300 000 $.

«Bien que la population est parfaitement justifiée de demander le maintien de ces services interurbains, la Commission ne peut obliger un transporteur interurbain à maintenir un service dont les opérations sont clairement déficitaires», écrit le commissaire Marc Delâge.

Dès le 29 février, les voyages de Greyhound seront interrompus «de sorte que la population, résidant à proximité de la route 148 entre Laval et Gatineau, ne disposera que d'un service de transport interurbain par autobus les vendredis et dimanches».

À partir de la même date, les transports en provenance d'Ottawa à destination de Maniwaki et Grand-Remous seront aussi abolis en semaine. «La modification de services et de fréquence prévoit une réduction de service à deux fois par semaine, soit le vendredi et le dimanche», lit-on dans la décision de la CTQ.

Coup dur pour la région

Le préfet de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau, Michel Merleau, espère trouver une solution à court ou moyen terme pour permettre aux travailleurs, étudiants et personnes sans voiture d'accéder aux autres villages et au secteur urbain de Gatineau-Ottawa.

«On n'est pas surpris de la décision, dit-il, mais c'est un coup dur pour la redynamisation des secteurs ruraux. Le transport est essentiel au développement régional. On ne peut pas attirer de nouvelles familles et d'autres travailleurs sans cela.»

Le préfet entrevoit une solution possible avec Transport Maheux, qui dessert la route 117, entre Rouyn-Noranda et Montréal. Il existe tout de même un transport collectif pour les travailleurs le matin et le soir, en semaine, sur une partie du territoire, concède M. Merleau.

Selon Greyhound Canada, l'achalandage moyen de ces trajets en 2014 et 2015 se situait entre 4 et 7 passagers par jour sur la ligne Ottawa-Grand-Remous, le vendredi et le dimanche étant les journées les plus achalandées. L'achalandage est de trois à dix passagers par jours sur la ligne Ottawa-Lachute-Montréal. La moyenne est de 6 à 10 le vendredi et le dimanche.

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