La rivière sous haute surveillance à Gracefield

Un embâcle sur la rivière Gatineau cause toujours... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Un embâcle sur la rivière Gatineau cause toujours bien des inquiétudes à Gracefield, en Haute-Gatineau.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Les inondations causées par les crues printanières, les résidents de Gracefield y sont presque habitués. Mais à ce temps-ci de l'année, c'est une autre histoire. Les morceaux de glace qui forment des embâcles en descendant la rivière Gatineau à un rythme effréné inquiètent les autorités depuis trois semaines déjà, et rien ne permet de prédire quand la situation se résorbera.

À première vue, la situation ne semble pas si dramatique. Les chemins situés près de la rivière Gatineau et du lac Bitobi sont bordés par un beau tapis blanc. Quelques pas dans un secteur touché suffisent toutefois pour se retrouver les deux pieds dans une bonne épaisseur d'eau glacée cachée sous la neige.

En bordure du chemin de Point Comfort, les plaques de frasil se bousculent dans le courant et finissent par frapper, dans un bruit assourdissant, un impressionnant embâcle qui s'étend sur au moins un kilomètre.

La mairesse de Gracefield, Joanne Poulin, ne chôme pas. Elle parcourt la municipalité pour vérifier l'état des lieux, épaulée par le service des incendies, la Sûreté du Québec et la Sécurité civile. La mairesse tente du même coup de terminer la préparation du budget municipal, qui doit être déposé lundi prochain, et doit se préparer pour la tenue du carnaval hivernal en fin de semaine.

Différentes artères ont été fermées à la circulation en raison de l'accumulation d'eau. C'est le cas des chemins Cardinal et Gélinas, près du lac Bitobi. Bien que la plupart des zones touchées ne concernent que des résidences secondaires, la municipalité se dit prête à évacuer et héberger certains résidents permanents si nécessaire.

La suite des choses

Une réunion a eu lieu en matinée, jeudi, afin de faire le point sur la situation.

Des experts d'Hydro Météo étaient attendus sur place en soirée afin de réaliser une cartographie des zones touchées ou à risque de l'être. «Ils vont pouvoir nous dire, à l'aide des cartes, quelles sont les prochaines actions à prendre, a indiqué Mme Poulin. Si le mercure continue à grimper, c'est évident que l'eau va augmenter. Ça a été stable pendant la nuit [de mercredi à jeudi], mais on est à la merci de la température.»

Le directeur régional de la Sécurité civile, Gaëtan Lessard, indique que beaucoup d'éléments doivent être considérés pour déterminer les démarches à entreprendre.

«Si on intervient, il peut se créer un amoncellement et alors le problème est déplacé en amont, et si on démantèle, on peut créer un amoncellement en aval, explique-t-il. Certains résidents respireraient mieux, mais d'autres commenceraient à avoir des sueurs...»

Même si le niveau de l'eau semble se stabiliser, les nuits froides contribuent à la création de nouvelles plaques de glace susceptibles de finir leur course dans un embâcle.

La question des coûts d'une intervention ne doit pas non plus être négligée, souligne M. Lessard, puisque la facture peut facilement atteindre «plusieurs centaines de milliers de dollars».

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