Une soirée au bénéfice des réfugiés syriens

Un spectacle offert bénévolement par une poignée d'artistes... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Un spectacle offert bénévolement par une poignée d'artistes de la région était au programme de l'événement de mardi soir.

Etienne Ranger, LeDroit

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Convaincus que chaque citoyen peut faire une différence notable s'il pose un geste, aussi minime soit-il, deux Gatinois ont uni leurs forces mardi en organisant une soirée-bénéfice au profit des réfugiés syriens, en plein coeur du Vieux-Hull.

Orchestrée en collaboration avec Accueil-Parrainage Outaouais et présentée par Événements Mosaik, l'activité mise sur pied par Jasmine Lefebvre et Ali-Chuma Tabaro est la première d'une série d'actions qui auront cours pendant l'hiver. Une campagne de sociofinancement pourrait également être lancée sur le Web.

L'objectif ultime est d'amasser une somme d'argent suffisante pour parrainer un ou des réfugiés à leur arrivée dans la région, question de faciliter leur intégration.

Gatineau doit devenir, rappelons-le, la terre d'accueil de 200 réfugiés d'ici deux mois. Pour un adulte seul, il faudrait cumuler au minimum 6000 $, tandis que le double est nécessaire pour une famille avec deux enfants.

Né en République démocratique du Congo et ayant lui-même vécu dans des pays africains où l'on compte d'immenses camps de réfugiés, comme le Kenya, M. Tabaro estime qu'il «était temps» que le Canada fasse sa part pour venir en aide aux Syriens, qui n'ont d'autre choix que de fuir leur pays en guerre.

«Je salue le geste du gouvernement fédéral actuel d'avoir pris le risque politique d'assumer sa décision. En même temps, j'aimerais aussi qu'on en fasse venir plus d'ailleurs sur la planète. Plein d'autres gens vivent des situations similaires, voire pires», lance-t-il.

De son côté, Mme Lefebvre est d'avis que ce n'est qu'une minorité de citoyens qui s'opposent à l'arrivée de réfugiés et pense que les arguments liés à la sécurité ne doivent pas devenir des prétextes pour demeurer les deux bras croisés.

«Je peux comprendre que certaines personnes soient un peu apeurées ou réticentes, mais ça prouve qu'il y a encore beaucoup de sensibilisation à faire. Il ne faut pas tirer de parallèles entre un petit pourcentage de gens qui posent des gestes horribles et le reste de la population syrienne. Ce ne sont que des gens qui veulent vivre heureux, avec les enfants, en santé, au même titre que nous.»

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