Santé en Outaouais: Vallée est optimiste

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Stéphanie Vallée, demeure convaincue que les améliorations dans le réseau de la santé de l'Outaouais sont au rendez-vous.

Martin Roy, LeDroit

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Le réseau de la santé de l'Outaouais continue, année après année, à offrir l'une des pires performances au Québec.

Les statistiques à ce chapitre sont implacables.

Malgré tout, la ministre responsable de la région, Stéphanie Vallée, demeure convaincue que les améliorations sont au rendez-vous, notamment à cause du soutien privilégié du gouvernement dont a bénéficié l'Outaouais depuis l'attribution d'un statut particulier en 2007.

Dans son édition de lundi, LeDroit faisait la démonstration, grâce à des données obtenues par le biais de la Loi d'accès à l'information, qu'une grande partie des 20 millions $ consentis par le statut particulier sert aujourd'hui à assumer des dépenses courantes de fonctionnement pour des services de santé réguliers également offerts dans plusieurs autres régions du Québec.

«Je continue de croire que ces 20 millions $ nous aident, a lancé la ministre en entrevue éditoriale avec LeDroit. Nous avons soutenu l'Outaouais comme aucune autre région n'a été soutenue. Le statut particulier a fait une différence et continue de le faire. La raison d'être du statut particulier était de répondre à un déficit qui amenait les gens à consommer leurs services de santé en Ontario et qui provoquait des pénuries de main-d'oeuvre.»

Or, depuis l'attribution du statut particulier, les dépenses pour payer des services de santé dans les établissements ontariens à des patients de l'Outaouais n'ont fait qu'augmenter. En 2008, ces dépenses se chiffraient à 78 millions $. L'an passé, sept ans après l'entrée en vigueur du statut particulier, le chèque fait par Québec aux établissements de santé d'Ottawa a dépassé les 111 millions $.

Stéphanie Vallée ajoute que le financement du statut particulier et les autres investissements en infrastructures au cours des dernières années «ont permis d'améliorer nos urgences et donner des conditions de travail plus intéressantes pour les médecins qui, nous espérons, permettent de les attirer chez nous». 

Encore là, il est difficile de percevoir une quelconque amélioration dans la panoplie de données publiées par le ministère de la Santé.

L'Outaouais continue d'afficher l'une des pires performances du Québec quant aux temps d'attente dans ses urgences. Le quart de la population n'a toujours pas accès à un médecin de famille. Le taux de morbidité dans les établissements de santé de la région est l'un des pires au Québec. En 2015, sur 33 postes de médecins de famille disponibles dans la région, seulement 21 ont trouvé preneur et les pronostics ne sont guère plus encourageants pour 2016. 

Un statut envié ailleurs

Plusieurs régions du Québec envient le statut particulier de l'Outaouais, note Mme Vallée, notamment parce que ces 20 millions $ viennent s'ajouter au financement normal du réseau.

En 2015, toutefois, le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) a dû faire des compressions de 32 millions $ et prévoit devoir couper encore 20 millions $ en 2016.

«Les efforts budgétaires sont demandés dans l'ensemble du Québec et pas seulement en Outaouais, rappelle Mme Vallée. Toutefois, nos 20 millions $ par année ont permis d'améliorer l'accessibilité aux soins et d'améliorer la situation. Le statut particulier a répondu de façon ponctuelle à certains besoins, il a permis de développer de nouveaux services. Je ne vois pas comment on pourrait dire que ces 20 millions $ n'ont pas soutenu notre situation particulière.»

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