Monument controversé: Joly veut un nouveau site

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La ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly

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Paul Gaboury
Le Droit

Jugeant le dossier «trop politisé» et «trop diviseur», la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, a confirmé jeudi qu'elle avait demandé à la Commission de la capitale nationale (CCN) d'étudier la possibilité d'installer le monument aux victimes du communisme dans le Jardin des provinces, rue Wellington, plutôt qu'à un jet de pierre de la Cour suprême du Canada.

Un tout nouveau design sera choisi à la suite d'une consultation dont les détails seront présentés au début de l'an prochain, en prévision d'un dévoilement en 2018.

En conférence de presse, la ministre Joly a confirmé que les inquiétudes manifestées à l'égard du site à proximité du plus haut tribunal du pays l'avaient convaincue de revenir au site original, retenu en 2010, soit celui du Jardin des provinces, en face de Bibliothèque et Archives Canada à Ottawa.

«Le dossier était trop politisé et trop diviseur pour atteindre l'objectif visé par le monument. Il y avait un consensus de tous pour le site du Jardin des provinces et des territoires. La décision sera sujette à l'approbation de la CCN», a indiqué la ministre Joly.

«Déplorable», dit joly

Le site du Jardin des provinces avait été rejeté sous l'ancien gouvernement conservateur, à la faveur d'un autre site tout près de la Cour suprême. «Un monument commémoratif devrait être un endroit pour rassembler les gens, être inclusif et ne pas être un lieu de controverse. Je trouve cela déplorable que cela ait été le cas», a souligné la ministre Joly.

Avant de prendre sa décision, la ministre a discuté avec plus d'une trentaine de personnes et groupes, incluant le maire d'Ottawa Jim Watson, des leaders de la communauté, des experts internationaux, le groupe promoteur du projet, de même que les critiques du Parti conservateur et du Nouveau Parti démocratique.

«Nous voulons bien faire les choses, avec un processus ouvert et transparent, pour commémorer les victimes et souligner que le Canada est une terre d'accueil pour les réfugiés», a-t-elle déclaré.

Le nouveau monument devrait coûter 3 millions $, dont 1,5 million $ payé par le gouvernement fédéral et autant par Hommage à la liberté, le groupe derrière le projet. La facture de l'ancien monument écarté devait atteindre près de 5,5 millions $.

«Ce qui importe, c'est d'avoir un site et un monument rassembleurs pour commémorer les victimes du communisme, en particulier les huit millions de Canadiens dont les ancêtres ont vécu dans des pays sous régime communiste», a déclaré Ludwik Kumkoski, du groupe Hommage à la liberté.

La ministre Joly a aussi confirmé que le gouvernement conservateur avait déjà consacré une somme de 370 000$ pour la réalisation du design. La décision d'annuler le processus et de ne pas retenir le design précédent n'aura pas d'autre impact financier en raison de clauses qui permettent l'annulation des contrats.

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