Don Boudria se confie sur son cancer de la prostate

Don Boudria et son épouse Mary Ann ont... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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Don Boudria et son épouse Mary Ann ont organisé une grande fête en Floride pour célébrer la fin des traitements.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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L'ex-ministre et député libéral de longue date de Glengarry-Prescott-Russell, Don Boudria, 66 ans, se remet d'un cancer de la prostate. Il s'est confié au Droit afin d'inciter les hommes à subir des tests de dépistage avant qu'il ne soit trop tard.

«Si je peux transmettre un message à tous les hommes au-delà de 50 ans, c'est de ne pas négliger de faire le test si vous voulez pouvoir encore regarder vos enfants dans les yeux.»

M. Boudria était sous le choc lorsqu'il a appris à la suite d'examens, que son taux d'antigène prostatique spécifique (APS) avait augmenté, mais puisque ces tests ne sont pas toujours concluants, il ne savait qu'en penser.

En avril, une biopsie confirmait le pire. La bouteille de champagne qu'il s'était réservée pour célébrer la bonne nouvelle qui n'est pas venue, «est restée là, dans le frigo».

Puis des traitements hormonaux en juin furent suivis de traitements de radiothérapie de juillet à septembre, traitements qui se sont avérés «épuisants et douloureux».

«Oui, c'est épuisant, surtout à la fin, a avoué M. Boudria sans broncher. Un des conseils que l'on m'a donnés, c'est de se garder occupé.»

Ce qu'il a fait.

«En me couchant, j'étais tellement épuisé que ça m'empêchait de m'inquiéter.»

Pour s'occuper l'esprit, l'ex-ministre de la Coopération internationale, des Travaux publics et de la Francophonie s'est fixé comme objectif «de ne pas manquer de journée de travail». «Je l'ai fait».

Certains jours, au plus fort des traitements de radiothérapie, il ne pouvait rester qu'une heure chez Hill+Knowlton Stratégies, une boîte d'affaires publiques à Ottawa. Mais il n'a jamais reculé devant son objectif de rester alerte et de faire des heures au bureau. Il était également actif pendant la campagne électorale fédérale, prononçant des discours, faisant des apparitions à la télé comme analyste politique. Une stratégie pour vaincre le cancer, du moins dans sa tête.

«Le cancer, c'était un défi. Le travail, pour moi, c'était une façon de surmonter le défi. Je voulais relever le défi, je n'étais pas pour fléchir. Je crois que c'est ce que j'ai fait.»

«À la fin de l'été, lorsque les traitements étaient terminés, on a ouvert le champagne», a-t-il expliqué avec un grand soupir de soulagement.

Lui et son épouse Mary Ann ont organisé une grande fête en Floride, où il passe quelques mois pendant l'hiver, pour célébrer la fin des traitements.

«Je me suis déclaré libre de cancer.»

Sur ce, M. Boudria a décidé de foncer. Il n'a pas manqué un seul festival de musique en Floride où il aime jouer en compagnie de Mary Ann et d'un groupe de musiciens.

Il aura un diagnostic médical d'ici une semaine.

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