La CCN a vu vert et trop grand

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Le président du c.a. de la CCN, Russell Mills.

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Paul Gaboury
Le Droit

Malgré les progrès réalisés, la Commission de la capitale nationale (CCN) fait face à des «retards significatifs» dans l'atteinte de certains objectifs de sa stratégie environnementale, qui devront être révisés parce que jugés «trop ambitieux».

Dans son dernier rapport annuel sur l'environnement, la CCN admet que le risque de ne pas atteindre certains objectifs prévus dans sa stratégie «Bâtir une capitale verte» est présent, mais indique que «ceci est préférable au fait de fixer des objectifs non significatifs».

«Il est évident que nous avons fait beaucoup de progrès et que nous devons donner l'exemple dans la lutte aux changements climatiques», a indiqué le président du conseil d'administration de la CCN, Russell Mills, lors du dépôt du rapport au conseil d'administration.

Sur 23 objectifs, il y a des «retards significatifs» dans trois cas et «quelques retards» dans quatre autres. Ces retards obligeront la CCN à renouveler sa stratégie environnementale «dès que les ressources financières et humaines seront en place». Tous les autres objectifs sont «en voie de réalisation» ou sont «déjà réalisés».

La CCN s'était engagée à réduire l'empreinte écologique de ses activités et voulait réduire son bilan carbone «de 30% d'ici 2017» en fonction de la base de référence de 2011-2012.

Elle reconnaît maintenant qu'il s'agit d'une cible ambitieuse, car la réduction substantielle des émissions est une «opération complexe». Dans son plan de réduction des déchets, la CCN veut réacheminer 70% de ses déchets en 2017, et il y a quelques retards dans l'élaboration d'un plan d'action à ce sujet.

Sites contaminés

La CCN s'était aussi donné comme objectif de sécuriser tous les sites contaminés sur ses terrains d'ici 2017. «Compte tenu des ressources financières disponibles, cet objectif ambitieux devra être révisé», souligne le rapport.

Deux sites ont été assainis et 116 sites ont été sécurisés à ce jour. Au printemps 2015, 152 des 268 sites étaient considérés comme contaminés, mais non sécurisés. Quelque 367 autres sites nécessitent une évaluation plus poussée. Leur décontamination coûterait 466 millions $, et la CCN évalue les besoins de les décontaminer selon leur usage public et les exigences organisationnelles.

Par ailleurs, l'objectif de réduire de 10% l'étendue des terrains infestés par des espèces envahissantes de végétaux dès 2014 avait été fixé sans qu'on ait évalué l'ampleur du problème. L'objectif n'est pas atteint et l'objectif devra aussi être revu.

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