Avenir du «p'tit train»: feu vert aux investisseurs d'ailleurs

La décision finale sur l'avenir du train à... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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La décision finale sur l'avenir du train à vapeur sera faite par le conseil d'administration en janvier prochain.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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La Compagnie de chemin de fer de l'Outaouais (CCFO) ouvre ses oreilles au-delà des frontières de la région et écoutera toutes les offres jusqu'au 31 décembre afin de rendre par la suite un verdict final sur l'avenir du train à vapeur.

La CCFO, propriétaire de la locomotive et des wagons, a annoncé mardi que toutes les propositions raisonnables visant à relancer le train passeraient sous analyse d'ici la fin de l'année, qu'elles proviennent de promoteurs régionaux ou de gens de l'extérieur de l'Outaouais.

Après quoi, une décision finale sera prise par le conseil d'administration quant à l'avenir de l'icône touristique.

Avec l'échec du projet de relance dans l'axe Masson-Montebello, l'organisme n'a d'autre choix que d'élargir son éventail d'investisseurs à l'extérieur la région, a affirmé Louise Boudrias, présidente de la CCFO.

Cette dernière indique d'ailleurs qu'au moins un acheteur hors de l'Outaouais a manifesté son intérêt à acquérir le train. Tout projet régional sera toutefois priorisé, si jamais l'occasion se présente d'ici la fin de l'année.

«Nous sommes devant un dossier qu'il faut régler rapidement. On demande aux gens qui ont un intérêt pour acheter et l'amener à l'extérieur de nous faire des offres. On accepte maintenant toutes les propositions, mais on va donner la priorité à un projet régional, en autant qu'il y ait des investisseurs privés intéressés», a mentionné Mme Boudrias.

La Compagnie de chemin de fer dispose de suffisamment de liquidités pour assurer l'entretien du matériel roulant jusqu'en mars seulement, a réitéré la présidente de la CCFO.

Quant à l'Association du train à vapeur Wakefield, qui a manifesté vendredi son intérêt à prendre en main le dossier afin de remettre sur les rails d'ici 2017 le train entre Wakefield et la carrière Morrison, à La Pêche, elle aura la chance de se faire valoir.

«On va les écouter pour savoir ce qu'il souhaite faire et s'ils ont effectivement un promoteur privé. On n'empêchera pas personne de venir nous présenter un projet final qui respecte nos conditions», a précisé Mme Boudrias.

Marc Carrière garde espoir

De son côté, le conseiller municipal et président de la Corporation du train touristique Gatineau-Montebello, Marc Carrière, dont le groupe a abandonné ses travaux, a laissé entrevoir mardi que ce nouvel échéancier émis par la CCFO pourrait représenter un avantage pour son groupe.

Il a soumis la décision de la CCFO à son comité, mais a affirmé que la «mobilisation régionale» était nécessaire.

«Ce que nous avons dit la semaine dernière, c'est que nous avions besoin de ressources. On a fait des demandes à Tourisme Outaouais qu'il nous a refusées. Maintenant, si quelqu'un peut ouvrir la porte pour qu'on puisse régionalement se camper derrière un seul projet pour la relance de l'icône touristique, le petit train à vapeur, on ne peut pas aller à l'encontre de ça», a déclaré M. Carrière aux médias.

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