L'intérêt pour le train touristique s'évapore

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Différents intervenants ont dénoncé, au cours des derniers mois, la pertinence du projet présenté par le comité de relance du train Masson-Montebello.

Etienne Ranger, LeDroit

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L'intérêt pour un train touristique en Outaouais s'est évaporé, conclut le président de la Chambre de commerce de Gatineau (CCG), Antoine Normand.

Des années de tergiversation débouchant finalement sur un projet remis en question dès le départ auront probablement tué le peu de chances qui restaient de revoir un jour le train à vapeur sur les rails, en Outaouais.

«Je crois que la population en général, les gens d'affaires et les différentes organisations impliquées ont largement passé à autre chose», lance M. Normand, qui est aussi membre du conseil d'administration de la Compagnie de chemin de fer de l'Outaouais (CCFO).

La région ne s'est jamais véritablement mobilisée derrière un projet en particulier et elle ne l'est certainement pas plus aujourd'hui. «On est très déçu, indique M. Normand. Personnellement, j'ai passé beaucoup d'heures à travailler à trouver une solution pour le train. Il est clair aujourd'hui que le train risque de quitter la région. Il n'y a plus beaucoup de gens qui croient à un train en Outaouais.»

Le conseiller Marc Carrière... (Étienne Ranger, Archives LeDroit) - image 2.0

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Le conseiller Marc Carrière

Étienne Ranger, Archives LeDroit

Différents intervenants ont dénoncé, au cours des derniers mois, la pertinence du projet présenté par le comité de relance du train Masson-Montebello. Tourisme Outaouais a émis des bémols importants cet été. Le comité mené dans le dernier droit par le conseiller gatinois Marc Carrière a même dû essuyer des défections à l'intérieur même de ses rangs, dont son propre président.

La façon de travailler du comité de M. Carrière a aussi été remise en question. Il est entre autres reproché au comité de relance d'avoir travaillé en vase clos. «La collaboration et la synergie auraient pu être meilleures et ça aurait peut-être été plus facile pour le comité de relance de monter un projet viable et qui se tenait s'il avait mieux collaboré avec Tourisme Outaouais et la CCFO», a affirmé Antoine Normand.

La présidente de la CCFO, Louise Boudrias, confirme pour sa part que Marc Carrière lui a affirmé, lundi, qu'il prévoyait toujours déposer le plan de relance final d'ici la fin de la semaine. Pourtant, dans son communiqué de presse, le comité de relance affirme avoir pris la décision de cesser ses travaux vendredi passé, soit trois jours avant la dernière communication entre Mme Boudrias et M. Carrière. Le plan n'est finalement jamais venu et c'est dans LeDroit que Mme Boudrias a appris que M. Carrière lançait la serviette.

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