Un mardi bruyant, sans anicroche (en vidéo)

L'entrée de l'édifice Jos Montferrand a été surveillée... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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L'entrée de l'édifice Jos Montferrand a été surveillée par les policiers de Gatineau.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Les constables spéciaux du palais de justice de Gatineau et du reste de la province maintiendront leurs moyens de pression, mercredi, au lendemain d'une première journée marquée par le port d'uniformes dépareillés et non conformes.

Incapables de déclencher une grève parce qu'ils sont considérés comme des «services essentiels», les constables portent toutefois le jean, un chandail à manches courtes non officiel et une casquette syndicale.

Mardi, les agents ont pu faire leur travail sans que les juges leur demandent de se présenter dans leurs salles seulement vêtus de l'habit conforme.

Environ 125 000 syndiqués ont manifesté partout au Québec, mardi, lors de la deuxième journée des grèves rotatives, afin de faire pression sur le gouvernement provincial. Ils demandent de régler leurs conventions collectives et de cesser les mesures d'austérité imposées par le gouvernement de Philippe Couillard. Enseignants et fonctionnaires ont aussi manifesté depuis lundi.

Pas moins de 450 000 membres du Front commun auront fait la grève d'ici la fin de la semaine au Québec.

Les syndiqués gatinois de la fonction publique provinciale se sont faits bruyants, mardi, mais n'ont pas bloqué l'accès à l'édifice Jos Montferrand à ceux qui devaient s'y rendre pour les audiences de la cour ou consulter le personnel réduit de l'administration du palais de justice. Leur entrée a été surveillée par les policiers de Gatineau. Les employés des autres ministères ont manifesté une bonne partie de la journée sur les rues Hôtel-de-Ville et Laurier.

Les employés qui devaient entrer au travail pour assurer les services essentiels ont franchi les portes à reculons, en guise de solidarité, et pour démontrer leur malaise.

L'histoire a été différente à Montréal, alors que des grévistes sont pointés du doigt par le président du Conseil du Trésor, Martin Coiteux. Selon lui, des syndiqués «ont bloqué l'accès au milieu de travail à des gens qui ne sont pas en grève». M. Coiteux a cité en exemple la situation qui a prévalu au palais de justice de Montréal, et aussi au complexe G et à la SAAQ, à Québec.

Le Syndicat de la fonction publique du Québec conteste ces propos.

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