Célébrer la différence avec Entre deux roues

Marie-Pierre Renaud et son conjoint Sylvain Bouchard participent... (Martin Roy, LeDroit)

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Marie-Pierre Renaud et son conjoint Sylvain Bouchard participent au festival de l'organisme Entre deux roues.

Martin Roy, LeDroit

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Chaque année, un «roulethon» est organisé par les bénévoles de l'organisme Entre deux roues pour sensibiliser la population à la réalité des personnes vivant avec un handicap. Cette année, un festival a été greffé autour de l'événement pour célébrer cette différence.

Aussi difficile puisse être le quotidien, la directrice générale d'Entre deux roues, Francine St-Jean, estime qu'il y a tout de même matière à se réjouir. Son organisme, unique en son genre au Québec, permet à de nombreuses personnes handicapées d'avoir une vie sociale et de jouir d'une certaine autonomie.

Au centre de la rue Ste-Marie, dans le secteur Hull, on offre divers services aux membres, certains traitements. On leur offre de l'aide pour accomplir des tâches du quotidien. Mais, surtout, on leur offre les outils pour s'épanouir d'une façon qui est impossible ailleurs. Le festival qui se déroule au centre communautaire Père-Arthur-Guertin jusqu'à dimanche en est un bon exemple.

«Il n'y a aucun autre centre comme ça au Québec où ils peuvent contribuer. Sans Entre deux roues, ils ne seraient pas là. Ils seraient dans leur chambre, couchés, ou dans un CHSLD», affirme Mme St-Jean.

Entre deux roues, présent depuis plus de 20 ans, demeure quelque peu méconnu du grand public. La réalité des gens que l'organisme représente aussi.

Plusieurs de ces personnes sont victimes d'isolement puisqu'ils n'arrivent pas à se déplacer seuls et dépendent bien souvent du CLSC le plus près pour sortir du lit.

«Ils n'ont pas la chance de sortir de leur maison tous les matins comme toi et moi, explique Francine St-Jean. Certains sont dans un CHSLD à 30 ans, avec des personnes âgées qui meurent autour d'eux.»

La directrice générale d'Entre deux roues affirme qu'il faut améliorer les services aux personnes handicapées. Ça commence, dit-elle, par un meilleur accès aux bâtiments, un travail qui doit se faire par les commerçants, les organisations publiques et M. et Mme Tout-le-monde. La plus petite marche devient un obstacle important pour des personnes à mobilité réduite.

«C'est utile à tout le monde (de faciliter l'accès aux bâtiments). Les mères avec une poussette, les hommes qui travaillent et déplacent de gros objets. On a une société vieillissante également.»

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