Le sort du projet Zibi débattu devant la CAMO

Le confondateur de Windmill Developments Group, Jeff Westeinde, a... (Courtoisie)

Agrandir

Le confondateur de Windmill Developments Group, Jeff Westeinde, a indiqué que la première phase des travaux pour le projet baptisé provoisoirement Les Îles devrait être enclenchée dès 2015.

Courtoisie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

La lutte administrative pour bloquer le projet de développement immobilier Zibi sur les îles Chaudières s'est poursuivie lundi à Ottawa devant la Commission  des affaires municipales de l'Ontario (CAMO).

Le célèbre architecte Douglas Cardinal ainsi que Richard Jackman, Lindsay Lambert, Larry McDermott et Romola Trebilcock-Thumbadoo opposent la décision de la Ville d'Ottawa, en octobre dernier, de changer le zonage des îles Chaudière et Albert afin d'y permettre le développement résidentiel et commercial sur 7,3 hectares «de terres ancestrales», lieu de rassemblement important pour les différentes nations autochtones depuis quelques siècles.

«Il y a eu beaucoup de discussions malsaines pour aboutir à un tel scénario, a dénoncé Mme Trebilcock-Thumbadoo lors d'un rassemblement regroupant quelque 50 membres du regroupement «Libérons les chutes et les îles Chaudières» tenu lundi matin au Monument aux droits de la personne d'Ottawa avant l'audience préliminaire du tribunal administratif.

Bon nombre d'intervenants présents ont cité le «rêve» de William Commanda, l'ancien Grand Chef de la communauté de Kitigan Zibi à titre d'argument pour contester le changement de zonage nécessaire pour l'aménagement du projet. «L'âme du peuple algonquin» a longtemps suggéré, avant son décès en août 2011, de transformer l'endroit en lieu axé sur la guérison et la réconciliation - notamment avec l'édification d'un centre de la paix - pour tous les peuples et non seulement les Autochtones.

De son côté, l'avocat de la Ville d'Ottawa, Timothy Marc, a rappelé lundi matin que les terres ciblées pour l'aménagement de Zibi avaient été utilisées pour des fins industrielles depuis le début du XIXe siècle, avant même la création de la Confédération canadienne. 

«Même si ce projet est rejeté, ces terres pourront accueillir un autre projet similaire», a-t-il plaidé devant le magistrat Richard G. M. Makuch.

Me Marc a aussi remis en question la pertinence de l'appel des cinq opposants du projet depuis le début du processus en juin dernier. À son avis, toutes les règles en matière d'urbanisme ont été respectées. Les motifs pour annuler le changement à la désignation des îles Chaudière et Albert, d'une zone de parc à une zone commerciale/résidentielle, sont ainsi caducs, a-t-il avancé.

L'audience préliminaire doit se poursuivre au cours des trois prochains jours afin de permettre à toutes les parties de présenter leurs arguments.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer