L'opposition autochtone prend de l'ampleur

Les opposants étaient rassemblée sur l'île Victoria hier....

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Les opposants étaient rassemblée sur l'île Victoria hier.

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Il semblerait bien que les ennuis ne fassent que commencer pour l'entreprise Windmill et son projet de développement immobilier Zibi sur les îles Chaudières. Tel qu'il l'a annoncé la semaine dernière, le grand chef de la Confédération des peuples autochtones du Canada, Guillaume Carle, se tourne vers les Nations unies pour bloquer le projet, tandis qu'un autre groupe se forme pour mettre la pression sur la Commission des affaires municipales de l'Ontario.

Tous ces opposants étaient rassemblés hier sur l'île Victoria pour échanger sur l'approche à adopter pour empêcher la construction de condos dans ce secteur. Tous au même endroit, mais ils ne partagent pas tous la même approche.

Si la Confédération dirigée par Guillaume Carle se tourne vers les Nations unies, le groupe «Libérons les chutes et les îles Chaudières» veut plutôt se tourner, pour l'instant, vers la Commission des affaires municipales de l'Ontario. 

«Ils ont leurs façons de faire, mais on n'est pas liés, souligne une porte-parole de Libérons les chutes et les îles Chaudières, Elise Mennie. On est un groupe citoyen et on invite tout le monde à nous appuyer, autochtone ou non.» 

Malgré les divergences, l'objectif est le même pour ces deux groupes. Tous deux souhaitent protéger les îles Chaudières d'un nouveau développement immobilier. Ils insistent sur le caractère historique de ce qui fût un important lieu de rassemblement pour les différentes nations autochtones au fil des siècles. 

«On trouve que toute cette histoire s'est perdue dans l'ère industrielle. Mais maintenant qu'on a plus besoin des édifices de pâtes et papiers, c'est l'occasion de remettre les pendules à l'heure», soutient Mme Mennie. 

Carle défend sa légitimité 

Alors que la légitimité de Guillaume Carle et de la Confédération des autochtones du Canada est remise en question, le principal intéressé maintient qu'il est de sa juridiction de défendre le terrain des îles Chaudières. Une lettre ouverte de Georges Lafontaine du Conseil tribal de la nation algonquine Anishinabeg - publiée dans LeDroit - avait notamment soulevé la question de la légitimité de M. Carle. 

Guillaume Carle, qui a également représenté l'Alliance autochtone du Québec dans le passé, soutient qu'il a l'appui des membres de son organisation et que ceux-ci sont tous des autochtones. 

«Pour l'instant, notre avis, c'est que c'est la Confédération qui est responsable, parce qu'il n'y a personne d'autre qui est responsable. [...] Les gens de Kitigan Zibi sont payés par le gouvernement pour rester sur une réserve, ils ne peuvent pas commencer à décider ce qui se passe à l'extérieur.» 

Et pourquoi se mêler du dossier maintenant alors que les îles Chaudières ont connu du développement depuis plus de deux siècles? 

«C'est difficile de parler pour nos grands-pères qui n'ont rien dit. Les autochtones, traditionnellement, sont timides. [...] Aujourd'hui, certains d'entre eux sont allés à l'école, ils ont compris les lois et, dans cette compréhension, ont trouvé des individus qui peuvent les représenter pour faire valoir les points d'une façon qu'ils sont gagnants.»

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