Klaxons et grève pour les chauffeurs de taxi à l'aéroport d'Ottawa

Les chauffeurs refusent catégoriquement l'augmentation des redevances de... (Étienne Ranger, LeDroit)

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Les chauffeurs refusent catégoriquement l'augmentation des redevances de 3,50 $ à 5 $.

Étienne Ranger, LeDroit

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Le moins que l'on puisse dire, c'est que les 275 chauffeurs de taxi syndiqués affectés à l'Aéroport international d'Ottawa se sont fait entendre, mardi.

Mécontents de la décision de leur employeur de hausser des redevances, ils ont déclenché un mouvement de grève et klaxonné sans arrêt du matin au soir. Le conflit de travail n'est pas sans avoir eu un impact sur les voyageurs.

Le différend oppose les chauffeurs membres de la section locale 1668 du syndicat Unifor à l'entreprise Coventry Connections, détentrice du contrat d'exploitation des 150 taxis de l'aéroport. L'employeur souhaiterait faire passer de 3,50 $ à un peu plus de 5 $ les redevances que lui versent les chauffeurs de taxi pour chaque transport de client.

Frustrés, les chauffeurs refusent bec et ongles d'encaisser une telle augmentation, ne voulant pas refiler la facture aux passagers. La question a été l'objet de négociations ces derniers mois, mais devant l'impasse, les chauffeurs se sont prévalus de leur mandat de grève valide depuis le 1er août.

La partie syndicale prétend que ses membres étaient prêts à continuer d'offrir des services aux passagers de l'aéroport, mais l'employeur a refusé, mardi matin, que les chauffeurs embarquent des clients à l'aéroport s'ils n'avaient pas payé leurs redevances. Les taxis ont donc été confinés à la voie de circulation réservée au public et des agents de sécurité faisaient le guet dans la seconde voie qui leur est normalement réservée. Des policiers d'Ottawa ont quant à eux veillé à ce que tout se déroule sans heurts.

Des irritants

La situation a eu des répercussions sur les passagers, qui ont dû faire appel à des proches ou des amis pour rentrer au bercail une fois leur avion atterri. Des autobus d'OC Transpo ont aussi été nolisés pour transporter des gens. Des taxis d'autres compagnies comme Blue Line ou Capital ont été appelés sur les lieux, mais par solidarité pour leurs collègues, la majorité n'ont pas fait monter de clients à bord.

Les voyageurs interrogés par LeDroit n'ont pas voulu se prononcer sur le conflit, ignorant les détails et les enjeux, mais la plupart semblaient agacés par le bruit.

La direction de l'aéroport, qui n'a pas commenté le dossier, s'est contentée d'émettre un communiqué en cours de journée.

« Il se pourrait que nos passagers doivent attendre plus longtemps qu'à l'habitude et qu'il y ait de la congestion sur les voies de circulation. L'administration de l'aéroport travaille avec Coventry pour trouver des solutions afin de répondre aux besoins des clients de l'aéroport. »

Le syndicat dit espérer retourner à la table de négociations dès que possible pour tenter de résoudre le conflit, et ce, tant pour les chauffeurs que pour le public.

Avec Justine Mercier

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