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Le président du comité de relance quitte le wagon

L'homme d'affaires Rémi Tremblay n'a pas voulu expliquer... (Étienne Ranger,  Archives LeDroit)

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L'homme d'affaires Rémi Tremblay n'a pas voulu expliquer les raisons motivant son départ comme président du comité de relance du train à vapeur Masson-Montebello.

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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Le comité de relance du train à vapeur Masson-Montebello vient de perdre son président, a appris LeDroit.

Rémi Tremblay, propriétaire du Camp Explora à Montebello, a informé le comité de sa démission comme président il y a tout juste 24 heures. Ce dernier a confirmé l'information, jeudi, mais n'a pas souhaité offrir de commentaire sur les raisons qui l'ont poussé à quitter son poste.

Selon nos informations corroborées par deux sources fiables dans le domaine touristique, le départ de M. Tremblay ne serait pas étranger à la volonté ferme du comité de faire partir le train de Masson-Angers en direction de Montebello. Ce dernier aurait d'importantes réserves sur la viabilité du projet avec un tel parcours. Il indiquerait, dans sa lettre de démission, qu'il suggère fortement au comité de revoir le trajet afin d'assurer la viabilité du projet de train à vapeur dans la Petite-Nation.

L'ancien directeur général du CLD Papineau et membre du comité de relance du train, Aurèle Desjardins, nie ces informations, affirmant plutôt que M. Tremblay peinait à mener de front les activités de son entreprise et celle du comité de relance du train.

«Je n'ai pas d'autres informations, dit-il. Ce n'est pas une question de doute par rapport au trajet qui partirait de Masson-Angers. Sur cet élément, nous sommes tous sur la même longueur d'onde. Nous travaillons sur un tracé qui partira de Masson et qui se rendra à Montebello.»

M. Desjardins reconnaît que le départ de M. Tremblay comme président est «décevant» et que la situation force le comité de relance à lui trouver un successeur rapidement.

La démission de Rémi Tremblay a pris la préfète de la MRC Papineau, Paulette Lalande, par surprise. Cette dernière a été mise au fait de la situation par LeDroit, jeudi en fin d'après-midi. «Nous avons eu une rencontre [mercredi] et il ne nous a rien dit», a-t-elle affirmé.

Le départ de M. Tremblay survient à quelques jours du dépôt du plan d'affaires révisé qui doit être remis au comité par un groupe de consultants. Ce plan doit étayer la viabilité du projet en tenant compte que le départ du train aurait lieu à Masson-Angers.

Pour Tourisme Outaouais, le départ de M. Tremblay, qui apportait une expertise touristique à la table du comité, est préoccupant. «Le départ de M. Tremblay, qui dirige lui-même une entreprise touristique, nous préoccupe, a indiqué la directrice générale de l'organisme, France Bélisle. Le comité perd une expertise. Il faut toujours se mettre dans la peau du visiteur et se poser les vraies questions sur la qualité de l'expérience qui veut et qu'il va vivre. C'est la clé du succès d'un tel projet.»

Aurèle Desjardins précise que le comité n'est pas dégarni de son expertise touristique. Il précise qu'à ce titre, il peut encore compter sur la présence de Geneviève Dumas, du Château Montebello, d'Isabelle Croteau, du Parc national de Plaisance, et de Pierre Bernier, du Centre d'interprétation du patrimoine de Plaisance. «Nous avons aussi été accompagnés par DAA Stratégies dans notre projet, dit-il. C'est une firme spécialisée dans le tourisme. Nous sommes bien entourés pour avoir l'expertise dont nous avons besoin.»

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