L'expérience d'une vie

L'agent du SPVG, Pierre Lanthier, en mission pour... (Courtoisie)

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L'agent du SPVG, Pierre Lanthier, en mission pour l'ONU en Haïti depuis quatre mois, entouré d'enfants à qui il est venu en aide.

Courtoisie

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Bien connu à Gatineau dans les dernières années en raison de son travail comme porte-parole du Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG), l'agent Pierre Lanthier relève de tous nouveaux défis depuis le printemps dernier en Haïti, avec l'Organisation des Nations unies.

Le policier d'expérience effectuera un bref retour dans la région la semaine prochaine, le troisième depuis son départ. Du camping et du temps avec ses proches l'attendent, dit-il.

Certes, la région et sa famille lui manquent lorsqu'il est au travail en Haïti. Malgré tout, Pierre Lanthier soutient qu'il s'agit d'une incroyable opportunité pour lui. «C'est de loin la plus belle expérience de ma carrière de policier.»

Une belle expérience, mais pas nécessairement une partie de plaisir pour autant. L'agent Lanthier et les autres policiers envoyés par l'ONU - dont ses collègues du SPVG, Marie-Ève Hélie et Sonia Loiseau - auront du pain sur la planche avec les élections présidentielles qui approchent dans ce pays qui semble en éternelle reconstruction.

TOUT À BÂTIR

Tout est à bâtir, incluant la formation des forces de l'ordre.

«C'est surtout un travail de mentorat. On va enseigner à la police haïtienne comment intervenir dans l'interception d'un véhicule, par exemple, comment travailler dans une enquête», explique l'ancien porte-parole du SPVG.

Si on en croit l'agent Lanthier, un code de la route serait également à bâtir en Haïti.

«Une intersection de la même importance que celle des boulevards Gréber et Maloney à Gatineau, par exemple, il n'y a pas de feux de circulation ou de panneaux d'arrêt. C'est le premier qui décide d'entrer dans l'intersection (qui passe) et ça rentre souvent de 30 à 50km/h.»

Est-ce que les habitudes prises là-bas influencent sa conduite à son retour au Canada? Pierre Lanthier ne cache pas qu'un petit incident s'est produit. «En sortant d'un commerce à mon premier retour, j'ai coupé un véhicule. La personne n'était pas contente et je me suis excusé du mieux que je pouvais. [...] Les policiers canadiens, on a deux vies. Une vie en Haïti et une vie au Québec. Ce n'est pas facile, c'est beaucoup à encaisser en même temps.»

UN PEUPLE ACCUEILLANT

Là-bas, l'agent Lanthier soutient qu'il apprend à connaître et à aimer un peuple accueillant et souriant. La pauvreté est omniprésente, mais il se dit frappé par la débrouillardise des Haïtiens, qui réussissent à survivre avec le peu qu'ils ont.

Comme plusieurs autres envoyés de l'ONU, Pierre Lanthier profite de son passage pour offrir aider des organismes locaux et ajoute un aspect communautaire à sa mission. Il s'implique ainsi auprès d'un orphelinat en apportant des jouets, de la nourriture et de l'eau potable.

«Quand les enfants arrivent [...] et te sautent au cou, te font des caresses parce que tu leur amènes un brin de joie dans leur vie en leur amenant des jouets ou de la nourriture, c'est très touchant.»

jpaquette@ledroit.com

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