Le Gîte Ami, terre de fraîcheur

Le directeur du Gîte Ami, Luc Villemaire, rappelle... (Etienne Ranger, archives LeDroit)

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Le directeur du Gîte Ami, Luc Villemaire, rappelle que le refuge vit constamment sous la menace de bris de services.

Etienne Ranger, archives LeDroit

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Le Gîte Ami a évité la fermeture temporaire de ses portes cet été, comme sa direction le craignait au printemps dernier. L'aide financière de dernier recours obtenue en avril permet donc aux itinérants de passer plus de temps dans un édifice climatisé, en cette période de canicule.

Les longues heures à l'extérieur peuvent s'avérer pénibles pour tous, alors qu'un soleil de plomb fait osciller le mercure autour des 30 degrés Celsius. L'établissement de la rue Morin, dans le secteur Hull, a prolongé ses heures d'accueil de 8 h 30 à 11 h 30 afin d'éviter à sa clientèle une exposition prolongée à la canicule.

Le directeur du Gîte Ami, Luc Villemaire, et le conseil d'administration de l'établissement étaient à la recherche de mesures lui permettant de boucler l'année financière au printemps dernier.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) a remis un chèque de dernier recours de 18 000 $ à l'organisation.

Sans cette aide, M. Villemaire songeait à fermer le gîte pour de deux semaines, cet été, faisant prendre des vacances estivales à tous ses employés du même coup. « J'ai nommé cette réalité-là, et mon appel a été entendu. Les services sociaux nous ont remis un chèque en avril, explique M. Villemaire. On s'en sort... pour cette fois. »

Le refuge pour itinérants vit constamment sous la menace de bris de services. Le financement n'est pas à la hauteur des besoins de l'organisme. « Avec un budget d'un million de dollars pour une cinquantaine de lits, un calcul rapide démontre qu'on dépense 20 000 $ par année par lit. On aurait besoin de 30 000 $, soit un budget de 1,5 million de dollars », résume le directeur.

Déjà, en 2010, l'Agence de la santé et des services sociaux de l'Outaouais - aujourd'hui le CISSSO - estimait les besoins financiers du Gîte à 1,3 million de dollars, rappelle M. Villemaire.

« Il nous faut absolument nous asseoir ensemble et revoir tout notre fonctionnement et notre organisation, dit-il. Notre réalité a changé. Ce n'est plus que de l'hébergement, mais aussi une question de sécurité et de santé mentale. »

M. Villemaire espère que des normes nationales en matière d'aide aux itinérants voient le jour afin d'éviter ce constant manque de financement.

L'austérité déclarée par le gouvernement provincial et la diminution des dons font mal. On constate entre autres l'amaigrissement du chèque de Centraide, qui est passé de 146 000 $ en 2011-2012 à 117 450 $ en 2014-2015. L'organisme Centraide est lui-même confronté à la diminution des dons du public depuis quelques années.

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