L'histoire de «l'autre» ferme de Wright

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Un peu au même titre que la ferme Moore à Gatineau, la ferme Wright-Locke, au Massachusetts, est devenue un centre écologique et de formation en agriculture, évitant que la parcelle de terre ne soit achetée par des promoteurs immobiliers.

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Paul Gaboury
Le Droit

Le nouveau Centre d'écologie et d'agriculture urbaine de Gatineau, qui vient de prendre racine au domaine de la ferme Moore, rappelle la «belle histoire» de relance de l'ancienne ferme de la famille du fondateur de Hull, Philemon Wright, au Massachusetts.

Avant d'acquérir le site actuel de la ferme Moore en 1824 (trois générations de Wright y sont restées jusqu'en 1872), Philemon Wright avait cultivé avec sa famille la ferme maintenant connue sous le nom de Wright-Locke Farm, située dans la ville de Winchester.

Cette ferme, qui remonte à 1638, avait comme premier occupant John Wright, qui l'a exploitée avec ses descendants jusqu'en 1800, année où Philemon l'a cédé à Josiah Locke avant de partir ensuite vers le Canada, où il ira fonder la ville de Hull. Une plaque installée à la ferme de Winchester rappelle d'ailleurs cette partie de l'histoire.

Avec les Locke, la ferme est passée à 182 acres pour la culture des fruits, des légumes et des fleurs. Au fil le temps, la ferme a fait l'envie de promoteurs immobiliers de Winchester.

En 2007, à la suite de la mort de son dernier propriétaire, la ville de Winchester a décidé de la racheter pour la somme de 14 millions $ afin de protéger 20 acres du développement résidentiel intensif.

La mise sur pied de la fondation Wright-Locke Farm Conservancy a permis de poursuivre les opérations de la ferme et la culture des champs, grâce à un projet de ferme éducative soutenue par la communauté.

En 2011, la ville a signé une entente de 30 ans pour la location de 7,6 acres de terre incluant la ferme laitière. Le reste des 12,5 acres des pâturages a été mis en vente pour du développement résidentiel.

Mouvement de solidarité

Un véritable mouvement de solidarité a permis de conserver cette parcelle pour étendre la mission de centre écologique et de formation en agriculture, semblable à celui annoncé mardi au domaine de la ferme Moore.

Après une bataille de plus de cinq ans, la fondation a pu racheter de la ville 12,5 acres pour la somme de 8,6 millions $, grâce notamment à des dons de plus de 6 millions $ provenant de la communauté et des profits générés par la ferme.

À peine deux ou trois résidences pourront y être construites sur une parcelle de terrain, évitant ainsi que la terre ne tombe dans les mains de promoteurs immobiliers. Le conseil municipal a donné son aval à la transaction le 28 mai dernier. Tout doit être finalisé d'ici le début du mois d'août.

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