Un dernier adieu à une «combattante»

Armande, la soeur de la défunte, marchant vers... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Armande, la soeur de la défunte, marchant vers l'autel lors des obsèques célébrées vendredi à la paroisse St-Thomas d'Aquin.

Patrick Woodbury, LeDroit

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«Je sais que je quitte.» Une grande dame engagée dans la cause franco-ontarienne savait que la fin approchait. Anita Bourdeau l'avait prédit à quelques jours de son décès.

Vendredi, sa famille et ses proches sont venus lui dire un dernier adieu à la paroisse St-Thomas d'Aquin à Ottawa, lieu qu'elle a fréquenté pendant plus de 50 ans.

Plusieurs hommages chargés d'émotions ont honoré l'ensemble de l'oeuvre de la «militante et combattante», décédée à l'âge de 78 ans, vendredi dernier, à la suite d'une lutte de trois ans et sept mois contre le cancer.

«C'est l'une des personnes qui m'a le plus inspirée. [...] Elle avait beaucoup de gratitude envers toutes les petites choses qui composaient sa vie. Elle nous a enseignés comment mieux vivre», a d'ailleurs salué sa grande amie des 45 dernières années, Lysette Brochu.

«Ma tante donnait toujours de bons conseils, a renchéri la nièce de la défunte, Katrina Keough. Elle a toujours gardé l'espoir de vivre.»

«Je la compare à une merveilleuse fleur, qui par sa simple existence apporte de la beauté et de la joie. Dans mon jardin, ma plus belle rose portera toujours ton nom», a affirmé à son tour une autre de ses nièces, Mélanie Keough, avec un trémolo dans la voix.

En plus de sa famille, de nombreux membres du Club Richelieu, dont le but est de promouvoir la francophonie, figuraient parmi la foule réunie dans l'église bondée de l'avenue Kilborn.

«Même si elle n'était membre que depuis 2007, Anita est devenue une pièce maîtresse de notre organisation grâce à son travail acharné et sans répit. Anita n'était pas une lâcheuse», a louangé le président du groupe, Fernand Beauchamp.

Anita Bourdeau... (Courtoisie) - image 2.0

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Anita Bourdeau

Courtoisie

Passionnée et rayonnante

C'est pour cette raison d'ailleurs que le Club Richelieu lui a remis un prix émérite, attribué normalement à un membre ayant oeuvré pendant 20 ans dans cet organisme. «Anita était une dame distinguée, charmante, passionnée, chaleureuse et rayonnante. Elle était dévouée à la cause franco-ontarienne par son enthousiasme et sa joie de vivre», a ajouté le président en parlant de sa «grande complice».

L'enseignante retraitée a notamment siégé au conseil d'administration de la Fondation de l'Hôpital Montfort. Elle a aussi été une membre fondatrice du mégaspectacle L'écho d'un peuple et s'est investie dans plusieurs luttes pour le fait français en Ontario.

«Anita a voulu donner un sens à sa vie et non seulement assurer un confort pour soi-même. Elle a porté secours aux autres, à des causes. Elle voulait, à sa manière, faire une différence. Elle a eu un mode de vie exemplaire», a commenté à cet effet l'abbé Jacques Kabasu Bamba.

Ou il faudrait peut-être dire «extraordinaire». 

Il s'agissait du mot préféré de la principale intéressée de son vivant.

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